« La corruption n’est pas un modèle économique intelligent. »
NJ Ayuk associe la gouvernance et la monétisation du gaz à la promotion de l’Afrique

 » Le principal avocat africain de l’énergie, NJ Ayuk, affirme que la corruption, sous toutes ses formes, est l’un des principaux obstacles à la croissance des entreprises sur le continent, nous apprend une dépêche d’APO Group.

Cette position qu’Ayuk développe dans son nouveau livre, « Des milliards en jeu : Le future de l’énergie et des affaires en Afrique », a bénéficié du soutien de Sergio Pugliese, président de la Chambre africaine de l’énergie en Angola. Et l’on attendrait peut-être des dirigeants des nouveaux pays pétroliers, une attention similaire. Ayuk, avocat, associé à un grand cabinet international, est spécialisé dans le conseil stratégique aux grandes compagnies pétrolières, l’établissement de joints ventures, la coopération entre compagnies, les privatisations, les demandes et délivrances de licences d’exploitation, les litiges, etc. NJ Ayuk est fondateur et PDG du conglomérat panafricain du droit des sociétés, Centurion Law Group ; fondateur et président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie ; et co-auteur de Big Barrels : Pétrole et gaz africains et la quête de la prospérité » (2017). Il est reconnu comme l’une des personnalités les plus en vue du monde des affaires en Afrique.

«NJ Ayuk est un champion des investissements en énergie en Afrique, et cela est clair dans son nouveau livre », a déclaré Sergio Pugliese. » Avant d’ajouter : « Cela ne veut pas dire qu’il a des œillères, cependant. Dans son chapitre ‘Appel à tous les leaders ! Pour en savoir plus sur la bonne gouvernance’, il présente une vision sans faille de l’effet négatif de la corruption sur l’environnement des affaires en Afrique. Son message est quelque chose que toute personne qui y fait des affaires, ou veut en faire, doit entendre. »

Ayuk explique notamment, dans son livre, que si le continent attire de plus en plus les investisseurs, le manque de transparence l’empêche de réaliser tout son potentiel. Une meilleure élaboration des politiques aiderait, mais les Africains ne peuvent pas simplement compter sur des pays étrangers comme exemples à suivre. La conviction  de l’auteur que « les marchés libres, la responsabilité personnelle, moins de réglementation, des taxes faibles, un gouvernement limité, des libertés individuelles et l’autonomisation économique stimuleront les marchés et les économies du pétrole et du gaz en Afrique » est restée ferme dans tout le livre. Il a raison quand il préconise que « Nous devrions nous battre contre une nouvelle culture de l’aide et du bien-être vers laquelle de nombreux jeunes africains se dirigent ». Il recommande fortement la prise de responsabilités comme viatique pour nos leaders et aspirants leaders.

Dans de larges extraits de son livre, l’avocat soutient que « La réalité mondiale est que de nombreux pays [NDLR : les pays riches évidemment dont les grandes compagnies se ruent sur l’Afrique] ont des politiques sur la manière dont les individus et les entreprises doivent réagir aux incitations et aux pots-de-vin et, à l’ère de la transparence, ils attendent que dans nos pays, il y ait la même politique. Sur ce chapitre, le président de la Chambre africaine de l’Énergie déplore : « Comme le suggère le livre d’Ayuk, l’Afrique a toujours cherché à obtenir de l’aide et de l’inspiration à l’étranger, et il était temps que les pays du continent se consultent pour s’assurer qu’ils respectent les normes internationales en matière de commerce ».

Les milliards en jeu dans ce secteur des énergies commandent, nous pensons, d’aller chercher les savoirs et les méthodes de leur gouvernance partout. Et le livre d’Ayuk, semble-t-il, est loin d’être une « évaluation pédante d’un problème » encore moins, une version dissimulatrice des vérités cruelles de ces milieux pétroliers et du gaz. Il propose selon le président de la Chambre africaine cité par Apo : « une perspective du terrain et prescrit sur la manière dont les pays peuvent changer » d’approche et de stratégie. À titre d’exemple, Pugliese a cité la couverture d’Ayuk sur la réponse du Nigéria à la crise financière mondiale de 2008, y compris les réformes de la surveillance bancaire. L’Angola, le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Sénégal, le Gabon, le Soudan du Sud, le Ghana et la Guinée équatoriale peuvent apprendre de ce livre, mais les investisseurs africains peuvent en apprendre davantage. Ayuk nous dit ce qui a été réalisé, ce qui peut l’être ici et maintenant et ce qui devrait être accompli à terme. Il maîtrise parfaitement les questions de bonne gouvernance et n’hésite pas à en souligner tous les aspects.

*Des milliards en jeu : L’avenir de l’énergie et des affaires en Afrique sera publié en octobre 2019.

Pape Samba Kane (avec Apo Group)