CONTRIBUTION N° 2 : Docteur Ciré DIENG « LEEBOON » :

IL ÉTAIT UNE FOIS, L’HISTOIRE DU SÉNÉGAL A LA COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS DE FOOTBALL

Dans ma précédente contribution (N°1), j’ai re-lifté et proposé le classement historique CAF (basé sur les médailles des 20 carré-d’asistes) que la CAN fait dresser depuis 1957 pour faire ressortir et exprimer scientifiquement la performance des sélections africaines dans sa compétition majeure. Bien sûr que c’est encore une histoire de coefficients (mathématiques), mais il faut dépasser notre amateurisme d’éternels empiristes et y faire un tour. Ce tableau est très instructif.

DE 2002 A 2019 :

(…) nos performances (= OR0-AR1-BR0 = 2 points) et notre rang (20e / 20 CARRE-D’ASISTES) en CAN globalisée ou intégrée mathématiquement (avec coefficients), fait partie de nos spécificités. Une spécificité singulière qu’on doit examiner, qu’on doit affronter plus sérieusement. Pour trouver la solution à notre football qui en a plus que besoin.

APRÈS ÉGYPTE – 2019 :

(…) nos performances (= OR0-AR2-BR0 = 2 points) et notre nouveau rang (15e / 20 CARRE-D’ASISTES). 15e ex æquo avec le Mali.

1957 → 2019 : 62 ans de CAN, soit 32 éditions. En résumé, pour le Sénégal, ça donne :

  • 3e place : 0 / 32 → 00 %
  • 2e place (finaliste) : 2 / 32 → 6,25 %
  • Etoile de champion (vainqueur) : 0 / 32 → 00 %
  • Classement (des médaillables) : 15e / 20

UNE HISTOIRE DE DÉNOMINATEURS DE FRACTION A PLUSIEURS VISIONS

Comment l’argument du dénominateur-temps du favori (en tant que 1er FIFA-Afrique) a fini par permettre à s’autorelativiser ? S’il est impossible de transformer une victoire en défaite, dans sa décolonisation, la France a légué au Sénégal l’art de transformer une défaite en victoire. Et par rapport à cette synapse particulière, il y a même un peu de dépassement du maitre dans l’art d’appliquer la recette. Ou « royy- dahq ». Qu’en penserait un psychologue de la trempe de Professeur Serigne Mor MBAYE ? Même s’ils ont été « vaillants », la meilleure manière de célébrer des perdants, n’est certainement pas une réaction de refoulement collectif d’amertume digne d’une inversion mentale pseudo-apoplectique. Ou un « jaaxlé- jommi » ou encore un « ndëpp » à l’envers. C’est plutôt de faire un diagnostic exhaustif de la situation. C’est de la sorte que notre mentor s’est progressivement amélioré est transformé en vainqueur. Pour finir par décrocher 2 Coupes d’Europe (1984 – 2000) et deux Coupes du monde (1998 – 2018). Content des Bleus transformés et décomplexés, le commentateur Thiery ROLLAND a dit qu’« il peut enfin mourir tranquille ». Parce que la France se met à gagner. Et donc qu’il aura attendu très, très longtemps pour voir ça…

En tant que nawlés, dans notre « commun vouloir de vie commune », tout le monde gagnerait et se bonifierait si le dialogue qui doit aller avec, se basait sur la vérité que nous nous “auto-devons” (chacun pris isolément) et que devons subséquemment, les uns aux autres.

« 2 / 24 » → 2 rescapées / 24 équipes. Comme il s’agit d’essayer d’embellir le parcours qui s’est terminé en queue de poisson, on s’empresse de prendre l’argument du dénominateur maximal : « il y avait 24 équipes et le Sénégal fait partie des deux meilleures. Gna-gna-gna. Gna-gna-gna. ». C’est l’art de s’asseoir sur sa queue. On n’a jamais argumenté en tenant compte des dénominateurs précédents quand on sortait précocement du tournoi. Pour rappel, il n’y avait, par exemple que :

  • 6 équipes pour TUNISIE-68 (5e édition) : cette année-là également, il n’y avait que 2 finalistes (Ghana-Tunisie). Pour autant, personne n’a argumenté « 2 équipes / 6 »
  • 8 équipes pour CAIRE-86 (15e édition) : cette année-là également, il n’y avait que 2 finalistes (Egypte-Cameroun). Pour autant, personne n’a argumenté « 2 équipes / 8 »
  • 12 équipes pour SENEGAL-92 (18e édition) cette année-là également, il n’y avait que 2 finalistes. (Ghana-Cote d’ivoire). Pour autant, personne n’a argumenté « 2 équipes / 12 »
  • 16 équipes pour MALI-2002 (23e édition) : cette année-là également, il n’y avait que 2 finalistes. (Cameroun-Sénégal). Pour autant, personne n’a argumenté « 2 équipes / 16 »

Cela signifie que l’argument du nombre d’équipes qualifiées, ne tient pas la route. C’est un argument bidon, c’est un argument coton, c’est un argument fallacieux ; c’est une fuite en avant, une vraie dérobade. Au contraire, depuis que la Coupe du monde est passée de 16 à 24 équipes (lors de la 12e édition ESPAGNE- 1982), le parcours du futur champion est devenu beaucoup plus facile : Italie (1982), Argentine (1986), Allemagne (1990), Brésil (1994). On remporte le titre sans avoir à jouer contre certains vrais ténors qui tombent par surprise, face à des petits poucets ou qui s’entre éliminent entre temps. Le raisonnement reste le même avec le passage du Mondial de 24 à 32 équipes : France (1998), Brésil (2002), Italie (2006), Espagne (2010), Allemagne (2014) et France (2018). À 48 équipes très prochainement, ce sera beaucoup plus facile du fait de la chute en cascade des ténors en 1/16èmes, en 1/8èmes, en quarts (1/4) et en demi-finales (1/2). Le futur vainqueur ne rencontrera pas certains gros favoris. C’est un théorème mathématique puisqu’il n’y a place que pour la finale.

Il en est exactement de même pour la CAN avec le passage de 16 à 24 équipes qualifiées pour la phase finale. Cette analyse est aussi bien valable pour les éliminatoires (matches aller-retour) que pour la phase finale (match unique). Il faut voir contre quelles équipes joue le Sénégal pour occuper les premières places FIFA- Afrique ou pour se qualifier en phase finale, CAN ou Mondial ?

  • en direction de GABON – 2017 : Burundi [(3-1) – (0-2)] – Namibie [(2-0) – (0-2)] – Niger [(2-0) – (1-2)]
  • en direction de RUSSIE – 2018 : Cap-Vert [(2-0) – (0-2)] – Burkina-Faso [(0-0) – (2-2)] – Afrique du Sud [(0-2) rejoué – (2-1)]
  • en direction d’ÉGYPTE – 2019 : Madagascar [(2-0) – (2-2)] – Guinée équatoriale [(3-0) – (0-1)] – Soudan [(3-0) – (1-4)]
  • en direction CAMEROUN – 2021, ce sera : Congo-Brazza [(X-X) – (X-X)] – Guinée-Bissau [(X-X) – (X-X)] – Eswatini [(X-X) – (X-X)]

Par la même, il faut se rappeler les parcours des deux finalistes de la dernière édition, l’Algérie et le Sénégal :

  • Algérie : (Kenya – Sénégal – Tanzanie) – (Guinée – Côte d’Ivoire – Nigéria) → Sénégal
  • Sénégal : (Tanzanie – Algérie – Kenya) – (Ouganda – Bénin – Tunisie) → Algérie

Où sont passés l’Égypte, le Cameroun, le Ghana, le Nigéria, la Côte d’Ivoire et la RD Congo ? Comme le démontre le théorème, ces six (6) ténors qui cumulent 23 titres de champion / 31 possibles (soit 74,19 %) sont, soit tombés par surprise, face à des petits poucets, soit se sont entre-éliminés entre temps.

Alors, au jeu de dupes du plus gros dénominateur (nombre d’années de disette ou temps d’attente), doit- on, pour les Lions de la téranga, considérer ou retenir : 00 / 3 ou 00 / 4 ou 00 / 17 ou 00 / 33 ou 00 / 54 ? ?

  • 00 / 3 : → ZERO TITRE / 3 phases finales possibles avec Aliou CISSE comme sélectionneur.
  • 00 / 4 : → ZERO TITRE / 4 ans avec Aliou CISSE comme sélectionneur
  • 00 / 17 : → ZERO FINALE / 17 ans. Dix-sept (17) ans entre les deux seules finale (2002 → 2019)
  • 00 / 33 : → ZERO TITRE / 33 ans. Trente-trois (33) ans depuis que les Lions ont retrouvé la CAN en 1986
  • 00 / 54 : → ZERO TITRE / 54 ans. Cinquante-quatre (54) ans depuis que les Lions de la téranga ont commencé à jouer la CAN, en 1965

Alors, Monsieur le Ministre, n’y a-t-il pas « situation » et « SITUATION » ? Une « très petite situation » et une « très grosse SITUATION » ? Exactement comme pour l’inévitable distinguo entre la mémoire courte et la mémoire à long terme. Où commencent nos larmes ? Quel est le bon dénominateur pour le diagnostic scientifique de « la situation » ou de « la SITUATION » ? Les plus petits ? Trois, quatre (3 à 4) ans ? Ou les plus grands ? Trente-trois, cinquante-quatre (33 à 54) ans ? Bien sûr que le bilan est élogieux pour un gamin qui ne suit le football sénégalais que depuis très peu de temps. Mais, comme Thiery ROLLAND ou Abdoulaye

DIAW, nous avons trop patienté ; d’abord en tant que non-favori perdant à coup sûr puis en tant que favori, mais toujours encore perdants. Verrons-nous le trophée un jour à Dakar ?…

TUNISIE – 1965 (5e édition) :

Pour sa première qualification en CAN, le Sénégal manque la finale contre le Ghana pour une affaire d’égalité et de pire goal-différence par rapport à la Tunisie organisatrice. (Tunisie – Sénégal : 0 – 0) – (Tunisie – Éthiopie : 4 – 0) – (Sénégal – Éthiopie : 5 – 1).

En RUSSIE-2018 (Mondial), ce sera à peu près la même chose pour une histoire de nombre de cartons jaunes cumulés supérieur à celui des Japonais qu’on devait battre facilement pour que le match perdu contre la Colombie ne comptât point. La psychologie devait faire comprendre que les gosses jouaient contre plusieurs types d’adversaires et non pas seulement contre la Pologne, le Japon et la Colombie.

ASMARA – 1968 (6e édition) et CAIRE – 1986 (15e édition) :

86 – 68 = 18. Après 18 ans de non-qualification, amnistié, par un hat-trick inoubliable, Jules BOCANDE étrille le Zimbabwe (3 – 0) pour nous envoyer enfin en phase finale de CAN. Mais en inversant les deux derniers chiffres (6-8 ↔ 8-6), on tombe sur pratiquement le même résultat pour ne pas dire le même parcours. Éliminé en tant que 3e / 4 de la poule après avoir pourtant bien démarré. Une victoire sur l’Égypte (1 – 0), une victoire sur le Mozambique (2 – 0) et une défaite (0 – 1) contre la Côte d’Ivoire (avec le début de la mauvaise habitude d’encaisser le but assassin en fin de match). Depuis ce jour, la Côte d’Ivoire est devenue notre « bête noire »… Par la même, L’Égypte finira par devenir une terre maudite pour les Lions :

  • 1986 : élimination au premier tour
  • 2006 : élimination en demi-finale
  • 2019 : défaite en finale

ALGÉRIE – 1990 (6e édition) et ÉGYPTE – 2019 (32e édition) :

En 1990, c’est la première demi-finale pour le Sénégal, après 25 ans d’attente. 25 ans de galère. Des Lions héroïques tombent devant l’Algérie, future championne. Car même si on a changé de siècle ou de centenaire et de période pour la CAN, il y a, comme malheureusement, le chiffre « 19 » dans le calendrier :

  • 12-03-1990 : « 19 » une fois pour une défaite
  • 19-07-2019 : « 19 », deux fois pour deux défaites

CONSTANCE DANS LA CONTRE- PERFORMANCE

Le Sénégal n’a jamais remporté la CAN même quand il l’organise chez lui en 1992. Mais en plus, il n’a jamais battu l’Algérie. Et comme la Côte d’Ivoire « bête noire », le syndrome de la « bête naar-Algérie » se précise. Le Sénégal ne marque pratiquement pas sur corner. Le Sénégal vendange ses coups francs aux abords des « 20 mètres » des buts adverses alors qu’il suffit d’une bonne banane entre le mur, le gardien et le poteau. Une belle lucarne à la Mahrez, ça s’entraine… Même Madagascar en marque. Ne regardent-ils pas la télé ? Que font-ils à l’entrainement ? Le Sénégal y a greffé les tirs au but manqués. Le mal est tellement profond

en nous qu’il touche même chez les sélections des jeunes (U-20, U-17). Pour ne pas accuser davantage de retard, il est temps de préparer les filles. Parce que l’avenir du football mondial passera par elles…

Par ailleurs, on ne l’a pas remarqué ou suffisamment noté, mais en plus, en 1990, par découragement et négligence, le Sénégal perd la petite finale face à la Zambie (0 – 1) et manque l’occasion d’apparaitre sur le classement des médaillés de la CAF. Heureusement qu’il y a eu la finale de Bamako pour le permettre, mais le Sénégal n’est que 20e / 20 classés. Derrière les deux Congo, le Soudan, l’Éthiopie, le Maroc, le Mali, l’Ouganda, la Libye et même le Burkina-Faso récent décomplexé. Les Lions resteront scotchés à cette dernière place jusqu’à la finale perdue contre l’Algérie parce que le Sénégal post-Corée-Japon est simplement mauvais en matière de CAN : 2002 – 2004 – 2006 – 2008 – 2010 – 2012 – 2013 – 2015 – 2017. Tunisie 2004 notamment, c’est-à-dire juste après la belle participation au Mondial. En 2006, avec deux défaites, le Sénégal joue pourtant un quart (Guinée), une demi (Égypte) avant de perdre la petite finale négligemment contre le Nigéria, champion de l’épreuve. Au tableau des médailles, les Lions restent scotchés à la 20e sur / 20 sélections classées. Mais le pire n’était pas encore arrivé avec une longue série de non-qualification et/ou d’élimination dès le premier tour malgré les apprentis sorciers blancs Guy STÉPHAN, KASPERCZAK, Alain GIRESSE. Tout le monde n’est pas Hervé RENARD. Ou Bruno METSU, l’ange qui nous a aidés à nous décomplexer par rapport au Nigéria, au Cameroun et au football « naar », l’Égypte, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie en particulier. Malgré tout, il aura fallu attendre le vaccin du mondial russe pour se réveiller un peu. 2019 – 2002 = 17 ans.

Les chiffres du palmarès africain nous parlent en disant ceci : « le Sénégal est un grand pays du point de vue de la connaissance du football, mais ce n’est pas un pays de grand football ». C’est-à-dire que nous aimons le foot, nous savons l’analyser, mais nous ne le pratiquons pas bien ou pas suffisamment efficacement. Nous ne le manageons surtout pas bien. Nous ne gérons pas le long terme, mais plutôt des campagnes. Parce que nous sommes trop navétanes. Il ne faut pas vivre pour un instant, mais pour une vie…

Il est évident que l’agrégat synthétique virtuel, mais réaliste, COUPE DU MONDE + COUPE D’AFRIQUE (CDM + CAN) qui intègrerait le classement global CAN et le score coupe du monde ne nous aurait pas bien classés même par rapport à nos adversaires continentaux. C’est ici qu’il faut alors rappeler que pour le résultat final d’un match de football et conséquemment, pour le comportement global dans le cadre d’un tournoi, c’est la différence favorable du nombre de buts plantés qui compte et non les pompeuses déclarations d’avant- match, les beaux dribles, les belles feintes, les amortis de poitrine, les talonnades, les ailes de pigeon, les jeux-sans-ballon ou le nom des clubs dans lesquels évoluent tels et/ou tels joueurs…

BALLON D’OR – BALLON D’OR

Est-ce que le lauréat anglais Michael OWEN était meilleur qu’El Hadj Ousseynou DIOUF, en 2001 ? Est-ce que le lauréat brésilien RONALDO était meilleur qu’El Hadj Ousseynou DIOUF, en 2002 ? Il n’est pas aisé de répondre à ces questions…

Quid de Sadio MANE en 2019 ? Au pays des Pharaons, le coéquipier de Virgil Van DIJK à Liverpool jouait les deux « Ballons d’or » parce qu’il pouvait, en fin de saison, être le seul joueur des grands clubs d’Europe à avoir glané, cette année, deux trophées majeurs en 2019 : LDC et CAN. Mais le calcul, la psychologie et la motivation n’ont pas joué suffisamment en sa faveur et ça a raté. Dommage ! Parce que même si MESSI, RONALDO, MBAPPE, MODRIC et SALAH arrivaient à se réveiller d’ici décembre prochain, Sadio MANE les

aurait dépassés du point de vue du double-palmarès : victoire continentale en club (Liverpool) et victoire continental en sélection (Sénégal). Pour succéder à Mister George WEAH (1995). D’après ce qui se passe sous nos yeux depuis des décennies, ce n’est pas demain qu’un Lion de la téranga se retrouvera en si bonne position.

CONCLUSION

Il ressort de cette analyse que, participer à la Coupe du monde, est une bonne chose. C’est bien beau, c’est même prestigieux, mais quelles sont les chances réelles pour la gagner avec tous ces favoris qui travaillent sans répits ? Ne ferions-nous pas mieux de viser plutôt le trophée continental, la Coupe d’Afrique des nations (CAN) ? Ayons l’humilité d’aller apprendre, en Côte d’Ivoire (deux étoiles), en Algérie (deux étoiles), au Nigéria (trois étoiles), au Ghana (quatre étoiles), au Cameroun (cinq étoiles) ou en Égypte (sept étoiles), comment gagner la CAN. Il ne faut pas attendre la phase finale. Il faut se frotter à ces équipes. Le problème est que, nous ne parvenons même pas à jouer contre elles lors des matches amicaux (aux dates FIFA). Le Sénégal néglige les matchs amicaux. C’est encore une question de mémoire courte… Sur les routes couplées de la CAN (MALI-2002) et du Mondial (COREE-JAPON-2002), le Sénégal (des vrais Lions) a concentré de vrais chocs :

MALI-2002 :

  • Éliminatoires (aller-retour) : Togo Ouganda Guinée
  • Tournoi : [Égypte (1-0) – Zambie (1-0) – Tunisie (0-0)] – [RD Congo (2-0) – Nigéria (2-1) – Cameroun (0-0)]

COREE-JAPON-2002 :

  • Éliminatoires (aller-retour) : Maroc Égypte Algérie Namibie
  • Tournoi : [France (1-0) – Danemark (1-1) – Uruguay (3-3)] – [Suède (2-1) – Turquie (0-1)]

Ce sont de tels matchs qui sont à même de forger une équipe. D’ailleurs, le journal ONZE-MONDIAL ne s’y était pas trompé à l’époque. Il titrait à sa Une : « UNE ÉQUIPE EST NÉE ». Il nous faut un staff capable de penser de la sorte…

En plus de stades dignes de ce nom, il nous faut, à la place des « JARAAF », « JA », « GORÉE », « NJAMBOUR », « CASA-SPORTS », « LINGUÈRE » et autres « NJAMBARS », de vraies équipes comme « ZAMALEK », « AL- AHLY », « ESPÉRANCE », « ASEC », STELLA », « ASHANTI », « MAZEMBE », « SFAX », « MOULOUDIA », « CANON », « IWAGNAWU »…

Au bout de trente-deux (32) éditions, il est temps de gagner, ne serait-ce une fois. D’autant plus que c’est en même temps une clé pour retourner souvent en Coupe du monde, du fait du bénéfice d’une certaine protection lors des différents tirages au sort… Un peu comme Thiery ROLLAND, Abdoulaye DIAW. Le grand monsieur qui a fait le football sénégalais espérait tant pour cette édition ; il a prié pour que « les Lions gagnent de son vivant ». Parce que le Sénégal ne veut pas gagner. Alors que les Lions se doivent de gagner, rien que pour des gens comme Abdoulaye DIAW. Parce qu’ils auront attendu très, très longtemps…

Pendant le mois de la CAN de football, même si les jeunes ont persisté dans leurs tentatives de traverser le Sahara et la Méditerranée pour gagner le mythique eldorado européen, les affaires de l’Afrique politique étaient plus ou moins en hibernation. Les attaques étaient au ralenti au Sahel par exemple. Il est évident qu’avec la fermeture de la parenthèse foot, tout va redémarrer. Autour du concept de MANDAT notamment… Aussi, l’une dans l’autre, pour résumer la CAN « ÉGYPTE – 2019 », le capitaine algérien Riad MAHREZ a reçu le trophée tant convoité. Mais en fouillant dans le symbolisme, c’est une promesse ou une copie de trophée que l’Algérie a reçu. Pour cause, ce peuple se bat depuis 23 VENDREDIS contre un certain système. Contre une certaine gouvernance comme dirait le journaliste Pape Djiby FALL de l’émission Jakaaloo-bi. Et depuis peu, le peuple algérien cherche à remplacer la langue française par la langue anglaise à l’université. C’est pour faire de grands bonds en avant. S’ils ne démordent pas, s’ils n’abandonnent pas, la vraie coupe, celle de la voie de l’émergence, va leur tomber entre les mains d’ici quelques années. Parce que, d’autres ont essayé, mais ça n’a pas duré plus de 2 virgules 3 semaines (2,3 vendredis). À bon entendeur, salut !

« DËKK, → DEENK-KANTE DËGG »

À SUIVRE (→ N°3)…