CHRONIQUE DU 20 AVRIL 2020 DE PAPE SAMBA KANE

17/05/2020

Dans son adresse de lundi dernier aux Français, 13 avril, Émanuel Macron, semble-t-il, a fait son meilleur discours depuis le début la crise. Un discours trés franco-français, comme c’était normal et comme l’on s’y attendait, où s’est invitèe une parenthèse, comme un cheveux dans la soupe cette fois : son soutien à l’annulation de la dette des pays africains, que le président Macky Sall avait été le premier à demander. Le FMI et la Banque Mondale avaient d’emblée écarté l’idée, pour envisager plutôt une suspension, un report du service de la dette. Les deux bras armées financiers du système économique dominant ultralibéral, avaient ainsi donné le ton. Il apparaissait dès lors évident que la doctrine sur cette question était ainsi arrêtée : pas d’effacement de la dette. Et pour faire bonne mesure, de ce report, lui-même, notre pays fut exclu, qui obtint cependant une sucette, 266 millards de francs Cfa, en procédure de décaissement rapide, je le dis ainsi, parce que le jargon économique du communiqué du FMI est long et compliqué. Ce n’est pas un emprunt qui viendrait alourdir le service de la dette du Sénégal, mais ce n’est pas un cadeau non plus. Cette somme représente l’exacte mise de notre pays pour être partie au FMI. Sa “quote-part” dit le communiqué du Fmi qui donc, nous prête notre propre argent, en quelque sorte, pour compenser notre frustration de voir notre requête pour l’effacement pure et simple refusée. C’était donc clair que, dès lors, ni pour la dette publique, ni pour la privée, malgré le soutien du Pape, qui avait dû faire chaud au coeur au président Sall, on n’aurait plus gain de cause nulle part devant quelque créancier. Et c’est là que M. Macron s’amuse à nos depens en annonçant soutenir la demande d’annulation de la dette africaine. Il faut assurément que cette France arrête de nous prendre pour des enfants. Parce que mercredi 15, 48 heures seulement après cette bonne nouvelle du soutien de la France à la demande sénégalaise, le G20, au sein duquel la France ne joue pas les derniers rôles, faisait connaître officiellement sa position, qui était que le service de la dette publique ne sera pas annulée, mais suspendu, reporté. L’exacte position du FMI et de la BM. Il veut donc nous faire croire, M. Macron, que deux jours avant la divulgation officielle de la position du G20 sur cette question, le président de la Grande France ne savait pas ! Je crois qu’il vaut mieux parler d’autre-chose pour ne pas mourir de rire devant la grosseur de la ficelle : “voyez comme je suis l’ami de l’Afrique moi qui souscrit à votre requête !”. Il devait rire sous cape en disant cela, mais passons… D’autant plus que nous avons vraiment assez à faire. Et quoique dans l’urgence, nous devons le faire avec patience et intelligence – impérativement – , pour préserver la cohésion nécessaire au combat contre ce Covid19 effrayant et imprévisible. Une mobilisation nationale consensuelle, aux contraintes acceptées par tous, et que les décisions prises par les autorités dès que nous avons été concernés avaient obtenues. Mais sur quoi, cette histoire […]

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  LES NOUVEAUX HABITS DE LA FRANC’AFRIQUE Par Mamadou Sy Albert

26/12/2019

                                                LES NOUVEAUX HABITS DE LA FRANC’AFRIQUE Depuis quelques années déjà, le  franc CFA est  l’objet de vives critiques de nombreux spécialistes monétaires africains et de pans entiers de l’élite politique et universitaire du continent noir. Ces différents acteurs de l’économique ou du champ des idées ont réussi à créer un vaste courant de pensée revendiquant sous des formes diverses la mort du franc CFA frappé du statut de monnaie coloniale. L’annonce de la création future d’une nouvelle monnaie (ÉCO) devrait ainsi mettre fin naturellement à cette vague de protestation persistante contre l’influence de l’ancienne puissance colonisatrice de l’Afrique. Elle devrait également rassurer les opérateurs économiques et les investisseurs de plus en plus attirés par l’avenir prometteur de l’Afrique. Paradoxalement, c’est l’effet contraire que les présidents de la République de la Côte d’Ivoire et de la France ont provoqué dans le continent noir et dans la diaspora africaine. Il ne pouvait en  être autrement. Indignation. C’est le sentiment le mieux partagé  dans les rangs de la mouvance panafricaniste revendiquant depuis quelques années une monnaie commune africaine à l’annonce de la mort du Franc CFA par les Présidents ivoirien et français. Ces intellectuels et universitaires africains, spécialistes monétaires ou non, invitent fréquemment  la France et les  chefs d’État africains à tourner définitivement la page de la Franç’afrique. Ce courant, devenant de plus en plus politique, a fait naître sur ses flans un mouvement d’idées plurielles dans le continent noir et dans les rangs de la diaspora africaine établie dans les capitales occidentales, singulièrement en France, en Allemagne et aux États-Unis. Intellectuels, universitaires, acteurs de la société civile et militants des droits humains ont ainsi fini par introduire, par les idées et par les marches assez souvent, cette problématique dans les débats publics français et occidentaux. Les gouvernances des Présidents François  Mitterrand, Jacques Chirac,  Nicolas Sarkozy, François Hollande ont toutes subi des pressions de l’influence de ce mouvement panafricaniste hétérogène. L’arrivée du président de la République française actuel, Emmanuel Macron, n’a point affaibli la poussée de cette pression panafricaniste. Tout laissait  croire que ce dernier, issu des rangs du Parti socialiste, un des pôles historiques de la gauche française, aurait  su intelligemment tisser  des liens  de complicité et de collaboration entre ce courant de pensée panafricaniste et son ambition politique présidentielle. Cette  approche de la relation entre la France et l’Afrique aurait nourri  une certaine confiance dans les rangs des intellectuels et des acteurs de la société civile. La création par le Président Emmanuel Macron d’un cadre de réflexion et de proposition dans le sillage de ses orientations stratégiques de coopération entre la France et l’Afrique témoignait apparemment de la volonté du Président Macron de se rapprocher de l’élite africaine,  de la société civile et de la diaspora africaine. Il semblait afficher la volonté de prêter une oreille attentive au discours et aux préoccupations de ces Africains. Probablement, c’est cette  approche de proximité en intelligence avec l’élite politique et intellectuelle africaine  qui explique les attentes optimistes qui ont accompagné […]

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20/11/2019

DECEDEE EN FRANCE : COLLETTE SENGHOR INHUMEE LE 27 NOVEMBRE A BEL AIR Rappelée à Dieu lundi dernier, à l’âge de 94 ans, Collette Senghor, veuve du premier président de la République du Sénégal sera inhumée le mercredi 27 novembre au cimetière de Bel Air à Dakar. L’information a été donnée par le professeur Raphael Ndiaye, directeur général de la Fondation Léopold Sédar Senghor, d’après l’APS. L’ex première dame du Sénégal, décédée à Verson, dans le sud de la France va reposer aux côtés de son mari et de leur fils Philippe Maguilène. Une messe de requiem sera dite avant l’enterrement à 15h30, dans la cathédrale du Souvenir africain de Dakar, en présence de Moustapha Niass, président de l’Assemblée nationale du Sénégal  et du conseil d’administration de la Fondation Léopold Sédar Senghor. Collette Hubert, né le 20 novembre 1925 à Mouzay, dans le nord de la France avait épousé Léopold Sédar Senghor le 18 octobre 1957. XXXXX AFFAIRE DES FAUX BILLETS : «BOUGAZELLI» DEMISSIONNE DE SON POSTE DE DEPUTE Membre de l’Alliance pour la République (APR), Seydina Fall «Bougazelli» est dans la tourmente. Cité dans une affaire de trafic de faux billets de banque d’un montant de 32 milliards, le député a démissionné de son poste de parlementaire hier mardi 19 novembre pour se mettre à la disposition de la justice. Il sera remplacé par le progressiste Alioune Kébé, par ailleurs maire de Keur Madiabel, commune située dans la région de Kaolack. Seydina Fall a été interpellé le 14 novembre par la Section de Recherches de la gendarmerie. Auditionné le même jour, il est rentré grâce à son immunité parlementaire. Quant à ses 6 présumés acolytes, ils ont bénéficié d’un retour de parquet. XXXXX SACRE-CŒUR : UN MOTARD DE LA GENDARMERIE HEURTE UNE DAME ET SA FILLE Une mère de famille et sa fille ont échappé au pire hier mardi 19 novembre. En effet elles ont été heurtées par un motard de la gendarmerie sur les deux voies Sacré-Cœur non loin de la Boulangerie jaune. Les victimes sont sorties de cet accident avec des fractures au pied. «Elles ont été percutées par la moto au moment de traverser la route. La moto s’est retrouvée au sol près d’une cinquantaine de mètres après le choc. Quand on s’est approchés, on a constaté que les deux victimes ont eu des fractures au pied et des égratignures. Les sapeurs-pompiers ont quelque peu tardé à se présenter, mais elles ont finalement pu être évacuées à l’hôpital principal » témoigne un des témoins de l’accident.

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L’Actu : DÉTOURNEMENT DE 200 MILLIONS À LA MAIRIE DES “PARCELLES” // DE-CLASSIFICATION CONTROVERSÉE DE LA FORET DE NIANING 

22/10/2019

DÉTOURNEMENT DE 200 MILLIONS F.CFA LE MAIRE DES « PARCELLES », MOUSSA SY, ACCUSÉ D’AVOIR Des accusations de détournement de fonds secouent la mairie des Parcelles Assainies. En effet, un collectif pour la défense des droits des Parcellois accable le maire Moussa Sy. D’après un des responsables dudit collectif, qui s’est prononcé sur la Rfm, leur édile applique une taxe de 5000 FCFA sur chaque bourse octroyée à des étudiants orientés dans les universités privées. Une manne financière qui s’élève au montant de 200 millions de nos francs et qui échappe à tout contrôle. Les plaignants accusent Moussa Sy de délit d’initié et d’association de malfaiteurs. Puisque, disent-ils, ces fonds ne figurent pas dans les comptes de la mairie. Contactée par la même source, Moussa Sy a préféré différer sa réponse.XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX DE-CLASSIFICATION DE LA FORET DE NIANING :  Les éleveurs refusent le projet du maire de Sandiara Le torchon brûle entre le maire de Sandiara, Serigne Guèye Diop, et les éleveurs des communes de Malicounda, Nguèniène et Sindia. Informés du projet de dé-classification de la forêt de Nianing, d’une superficie de 1276 hectares, les pasteurs n’ont pas perdu de temps pour manifester  leur désaccord. D’après, le président de la Fédération départementale des éleveurs, ses mandants sont prêts à donner de leur vie pour que ce projet ne passe pas. «Il ne nous reste qu’une seule forêt dans cette localité. Nous sommes natifs d’ici et nous ne comptons pas y bouger d’un iota. Nous ne saurions accepter aucunement qu’un maire pour lequel même nous manquons de qualificatif, puisse se permettre d’autorité, d’attribuer toute cette assiette foncière à un Blanc, quelque soit par ailleurs la nature et l’importance du projet à y réaliser. Que Serigne Guèye Diop sache qu’il passerait sur vos cadavres pour que ce projet puisse voir le jour », a menacé Gallo Dia hier lundi 21 octobre. Avant de renchérir : «J’invite le Président Macky Sall à prendre à bras le corps cette question, pour nous éviter de vivre une situation déplorable. Ce rapport de force que l’on veut nous imposer, nous comptons nous y opposer énergiquement, sans coup férir. Je veux que tout le monde sache que cette fois-ci, Serigne Guèye Diop nous trouvera sur son chemin »

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RADIES DE L’ARMÉE SÉNÉGALAISE : 17 MILITAIRES MENACENT DE SE SUICIDER // BAGUETTE DE PAIN A 200 FRANCS, L’ASCOSEN SE REBIFFE

03/10/2019

RADIES DE L’ARMÉE SÉNÉGALAISE : 17 MILITAIRES MENACENT DE SE SUICIDER Les 17 militaires sur 25 qui avaient réussi au concours de la Douane, pour leur reconversion en 2018, menacent de s’immoler. Ils ont été radiés suite à la note signée par le Chef d’État Major des armées, le Général Cheikh Guèye. Ce dernier les accuse d’avoir utilisé des voies de contournement pour passer le concours. Une accusation que contestent les mis en cause, arguant que tous les documents leur ont été délivrés par la hiérarchie. Soutenus par Amnesty International-section Sénégal, les soldats, qui avaient déjà entamé leur formation, ont annoncé avoir saisi la Cour suprême pour l’annulation de la décision de radiation. Ils avaient fait face à la presse, mercredi 2 mars, pour informer l’opinion de leur désarroi. [] BAGUETTE DE PAIN A 200 FRANCS : L’ASCOSEN S’Y OPPOSE L’Association des Consommateurs du Sénégal (Ascosen) rejette le quatrième et nouveau format du pain vendu à 200 FCFA la baguette. D’après Momar Ndao et cie, les boulangers, en complicité avec les autorités, veulent tout simplement passer par ce subterfuge pour substituer la baguette de 150 francs. « Ils n’ont jamais respecté le poids de la baguette et ils ne vont pas le faire. Quand ils disent qu’ils font un quatrième format à 200 francs, vous venez au niveau de la boutique ou au niveau de la boulangerie, on vous dit que les baguettes de 150 francs sont finies. En ce moment, vous serez obligés d’acheter un pain de 200 francs », s’est justifié le président de l’Ascosen. Aucune administration, insiste-t-il, ne peut exiger aux boulangers un nombre de pain à faire. Cette décision a été prise ce mardi 1 octobre lors d’une rencontre présidée par  Aminata Assome Diatta, ministre du Commerce et des petites et moyennes Entreprises. Elle a donné des assurances aux boulangers pour une application bienveillante de la loi. [] TECHNOPOLE : ADJARA CAMARA EST MORTE PAR NOYADE Du nouveau dans l’affaire Adjara Camara, du nom de la jeune dame retrouvée morte dans les eaux du bassin de Technopole à Pikine mardi dernier. Alors que la thèse d’un meurtre était agitée au départ, l’autopsie du corps sans vie a révélé le contraire. D’après les conclusions du rapport médical, la coiffeuse de 36 ans est morte par noyade. Et ses blessures au visage seraient causées par de petits poissons du bassin en question. D’après les parents de la défunte, celle-ci était atteinte de troubles psychiques depuis un mois. C’est ainsi qu’elle a disparu le lundi, avant qu’elle ne soit retrouvée morte le lendemain par les agents des Eaux et forêts. Article illustré par une photo d’un détachement discipliné de parachutistes 

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CHRONIQUE DE L’IMPROVISTE par Gnada et Amat SANCTIONNER PROPREMENT

13/08/2019

         Sanctionner proprement Pour une fois que des Sénégalais font ce qu’ils avaient dit, ne boudons pas notre plaisir. Un petit rappel. Sous cette plume, il y a quelques mois, était relaté l’incident survenu dans le bureau du recteur de l’université de Saint-Louis (UGB). Des étudiants en colère y avaient déversé des eaux usées. Le corps professoral, les syndicats et l’opinion étaient scandalisés par un tel manque de respect. Des sanctions sévères étaient réclamées par les uns et promises par les autres. Les mois ont passé et le train-train a repris son cours. Bien que sceptique, l’auteur de cette chronique gardait un œil sur l’UGB. Et la nouvelle est tombée : quatre de ces sauvageons ont été sanctionnés et exclus de l’université. Enfin ! Sanctionner (positivement ou, surtout, négativement), les Sénégalais en ont une peur bleue. L’UGB l’a fait. C’est bien. Pour rester dans le même registre, l’autre jour, le chef de l’Etat a présidé une importante réunion où il était question de propreté, de cadre vie, etc. Une grand-messe, ou plutôt un superbe « thiant » (séance de remerciements). En plus du président de la République, plusieurs personnes, dont beaucoup d’experts, ont pris la parole. Tous ont redit ce que tout le monde sait et vit : on ne peut pas continuer à avoir des villes aussi sales. Une fois cela dit, que faire ? Dans le flot des paroles de ces experts et autres, je n’ai retenu qu’une chose sortie de la bouche de je ne sais qui : « ce pays a soif de sanctions ». J’ai également entendu cela sur les ondes des radios quand le micro a été tendu à des auditeurs anonymes. Le Sénégal est apparemment donc prêt. On ne doit plus communiquer sur les sanctions. On en prend note, et tout le monde le constate, et on évite, quand elles sont négatives, d’en faire les frais. Le pays est prêt à changer parce que nous avons atteint le fond du trou. Il ne reste qu’une seule possibilité : remonter vers la margelle par la force des poignets. Sans l’aide de personne. Cette remontée dépend de nous. C’est notre affaire. Vous ne croyez pas qu’on ait atteint le trou ? Je vais vous raconter ce que j’ai vu l’autre soir  à la télévision. Un policier de la brigade routière – ça doit être l’incorruptible Amoul Yakaar (Sans Espoir) – procède au contrôle d’un véhicule de transport en commun rempli à ras bord, apprenti et quelques jeunes passagers sur le marchepied, tout cela en pleine ville. Le chauffeur tend au policier les papiers du véhicule. Sa licence l’autorise à transporter… des marchandises. En somme, un taxi-bagages rempli de braves Sénégalais, colis ballottés dans un cercueil roulant. Cela, c’est le Sénégal que nous n’aimons pas. Ce que les Sénégalais veulent, c’est, une fois ce constat fait, cette faute constatée, que le fautif subisse les rigueurs de la loi, que le véhicule soit retiré de la circulation, que… bref, que la chaîne de complicités soit démantelée. Proprement. Sans bruit. Les services compétents de l’État n’ont pas besoin de parler ou de communiquer – mot fourre-tout à la mode. Ils doivent agir. En appliquant ce que dit la […]

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L’ÉTAT LIBÉRAL ET LES AFFAIRES PRIVÉES : LA GRANDE COMPLEXITÉ

20/06/2019

L’ÉTAT LIBÉRAL ET LES AFFAIRES PRIVÉES : LA GRANDE COMPLEXITÉ  La seconde alternance n’a point échappé à cette série inscrite au cœur de la trajectoire mouvementée du climat délétère des scandales financiers et politiques depuis l’entrée du pays dans la logique infernale de la mondialisation de l’économie et du marché globalisé. Le premier Président de la République, Léopold Sédar Senghor avait senti  souffler le vent et les effets de la mondialisation sur la gouvernance au Sénégal et en Afrique. Il dénoncé sous des formes variées  et fermes la détérioration des termes de l’échange entre le Nord et le Sud. Il n’a cessé de revendiquer sous le toit des Nations unies et de la Francophonie, le respect de la diversité culturelle et de l’indépendance des peuples épris de paix et de justice sociale. Senghor et les termes de l’échange inégal L’ouverture au monde que le Président-poète prônera sera une Civilisation de l’Universel donnant la place à un  partage de valeurs culturelles et un partenariat politique, économique dans un esprit d’égale dignité et de fraternité. Le socialiste savait  profondément les conséquences ultimes du vent du libre- échange soufflant sur la planète. Dès son départ de la scène internationale conquise par la mondialisation globalisante, le continent noir perdra l’une de ses figures emblématiques de la lutte contre l’hégémonie sans précédent  de la pensée libérale. Le Sénégal sera d’ailleurs l’un des premiers pionniers au monde à entrer dans la dynamique du marché international et de l’ouverture aux lois et règles de fonctionnement de l’ouverture de ses frontières et de son marché. Il  ouvrira toutes ses frontières : terre, mer, air au commerce international.  L’Ajustement structurel  au Sénégal courant toute la période allant de 1979 à 2000, constitue un repère de ce basculement  définitif du pays de Senghor dans la logique infernale de l’économie mondialisée. Les effets monstrueux de l’Ajustement C’est le Moins d’États. Cette ère nouvelle tant chantée aura des conséquences graves et néfastes sur l’État. L’économie sénégalaise sera rudement mise à l’épreuve de plans  sectoriels peu soucieux des effets catastrophiques sur la faillite de l’État central et les services sociaux de base. L’avenir de la jeunesse et des populations sera laissé en rade par l’Ajustement structurel. Les premiers scandales politiques et financiers voient le jour. La bonne gouvernance et l’État de droit ne parviendront guère à éradiquer ni la pauvreté ni les détournements des deniers publics. Les bailleurs de fonds seront les premiers à admettre du bout des lèvres l’échec des politiques publiques. Pourtant, l’opposition libérale et ses alliés qui ont dénoncé l’Ajustement  et le Parti- État, pendant près de deux décennies, vont inscrire la gouvernance de l’alternance politique  dans la dynamique du libéralisme et du marché. En dépit des efforts consentis par le pouvoir libéral en matière d’accès aux  services sociaux de base, que sont, l’éducation, la santé, le transport et l’amélioration de l’économie, l’alternance politique ne fera guère mieux que les socialistes dans le domaine de la transformation de l’économie et l’accès des entreprises sénégalaises au marché international. L’Ajustement ouvre le marché Bien au contraire. Le Sénégal va plutôt subir davantage la domination sans précédent du marché international, de groupes privés internationaux dans ses secteurs […]

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Guest editoriaslist LA PEINE ET LA MORT… Par Dr. Cheikh Oumar Diallo

21/05/2019

GUEST EDITORIALIST : DR CHEIKH O. DIALLO La peine et la mort Moustapha Niasse était farouchement opposé à l’abolition de la peine de mort lorsque la majorité libérale votait la loi à l’Assemblée nationale, il y a 15 ans. Aujourd’hui qu’il en est le Président, il lui est demandé de voter le rétablissement de la peine de mort. C’est du moins la position de l’enseignant-chercheur en Science politique, Dr Cheikh Omar Diallo, par ailleurs Directeur de l’École d’Art oratoire et de Leadership. Ne se passe au Sénégal une semaine sans homicide crapuleux, sans féminicide* odieux, sans infanticide honteux. Une rapide comptabilité macabre permet d’arriver à des centaines de crimes commis au cours de la décennie. Quinze ans après l’abolition de la peine de mort au Sénégal, un constat horrible s’impose : le bilan est « reluisant » pour les criminels ; acceptable pour les organisations de droits de l’homme, mais stupéfiant et terrifiant pour les populations. En vérité, il y a lieu de revisiter la législation sur la peine capitale. D’abord, il n’y a pas de consensus international sur la question. Ensuite, face au terrorisme, plusieurs États ont introduit la peine capitale. Enfin nos sociétés – visiblement en panne – sont violentes et criminogènes. De là, nous entendons les cris d’indignation des abolitionnistes. Nous percevons les éléments de langage préfabriqués. Ils s’en iront répétant que « la peine de mort est un meurtre commis par un Etat » ; ou « un châtiment cruel, inhumain et dégradant, infligé au nom d’une justice d’un autre âge ». Ils diront également que : « la personne humaine est sacrée […] Tout individu a droit à la vie ». Article 7 de la Constitution du 22 janvier 2001 Plus sérieusement : allez dire aux familles endeuillées et éplorées que « la vie humaine des criminels est sacrée ». Nullement désemparés, les abolitionnistes expliqueront avec un aplomb considérable que la tendance mondiale est à la disparition de la peine capitale. Dans la foulée, ils dénombreront 140 États abolitionnistes sur 198 environ. Oubliant d’une part, de préciser que plus de 70 % de la population mondiale n’a pas aboli la peine de mort. À commencer par les plus peuplés : la Chine et l’Inde. Ajoutons-y l’Indonésie, le Bangladesh, le Pakistan, les États-Unis, le Japon et la plupart des pays arabes. Sans oublier l’Égypte, le Nigeria, la RD Congo, le Tchad, la Somalie et le Soudan qui ont rétabli la peine de mort à l’encontre des auteurs d’actes terroristes. À côté, une position surprenante venue du Burkina Faso. Face au péril terroriste, il vient d’abolir la peine de mort. Comprenne qui pourra ! D’autre part, les abolitionnistes oublient de rappeler que le Droit international prévoit la peine de mort pour les crimes les plus graves. Ils oublient également de dire que pour l’ONU cette question est du « ressort de chaque État membre ». Pour terminer, ils aiment à avancer l’argument-roi : le risque d’erreur judiciaire. Ils ont raison ! Et c’est bien à ce niveau qu’il faut les rassurer. Oui « la peine irréparable suppose un juge infaillible ». Or nul n’est dans l’infaillibilité. C’est pourquoi […]

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EDITORIAL

BIENVENUE a PKSNEWS

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful. Nor again is there anyone who loves or pursues or desires to obtain pain of itself, because it is pain, but because occasionally circumstances occur in which toil and pain can procure him some great pleasure. To take a trivial example, which of us ever undertakes laborious physical exercise, except to obtain some advantage from it? But who has any right to find fault with a man who chooses to enjoy a pleasure that has no annoying consequences, or one who avoids a pain that produces no resultant pleasure?