Diagna Ndiaye sur le Stade du Sénégal : « Un projet d’ampleur historique »

22/02/2020

Diagna Ndiaye sur le Stade du Sénégal : « Un projet d’ampleur historique » L’inauguration par le président Macky Sall du « Stade du Sénégal », stade olympique, prévu pour être livré quelques mois avant le démarrage des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) qui se tiendront chez nous, pour la première fois donc en terre africaine, a donné au  président du Comité olympique sportif national, Diagna Ndiaye l’occasion de livrer un discours qualifié à raison de magistral par nos confrères du Témoin. Nous avons choisi de l’installer dans ce blog de notre portail psknews.com pour son caractère historique, qui s’inscrit dans le compte à rebours commencé en vue du démarrage de ces jeux dont Diagna dit qu’ils installeront notre pays “dans le cœur nucléaire du sport mondial” PSK                                            « Un projet d’ampleur historique »                                                                                   Monsieur le Président de la République, Mesdames, Messieurs les Présidents des institutions de la République, Mesdames, Messieurs les Ministres, et Ambassadeurs, Mesdames, Messieurs, Cette cérémonie de Première du stade olympique de Diamniadio ne procède pas seulement de la nécessité d’un symbolisme dont la finalité prochaine est une priorité connue de tous. Des moments d’histoire dans l’évolution de la politique sportive de notre pays, nous en avons vécu depuis 1960, année de notre indépendance. Il en est ainsi du stade de l’Amitié, inauguré par le Président Léopold Sédar Senghor en 1963, rebaptisé plus tard « stade Demba Diop ». En 1985, le nouveau stade construit à Dakar portera le nom de Léopold Sédar Senghor après la disparition de l’illustre homme d’État, en 2001. Les acquis du passé ont nourri nos passions et nos souvenirs de l’époque. Mais voilà qu’aujourd’hui, par la grâce d’une conjonction d’occurrences liée à nos trajectoires individuelles et à l’attractivité de notre pays, nous nous situons désormais dans le cœur nucléaire du sport mondial. INTÉGRER L’AVENIR, L’ANTICIPER ET DE LE SERVIR Dans ce travail historique qui s’amorce ici, à Diamniadio, vous en êtes, Monsieur le Président, l’acteur central. Je me souviens de votre rencontre avec la communauté sportive en mars 2012 lorsque vous aspiriez à la magistrature suprême. Vous vous étiez engagés à faire du sport un des axes forts de votre ligne de gouvernement. C’est en pleine conscience de l’enjeu des Jeux Olympiques « Dakar 2022 » que le Comité Olympique et Sportif du Sénégal s’active, au niveau national et international, à mobiliser les ressources humaines et matérielles appropriées, pour honorer ce vaste rassemblement des nations qui seront acteurs et témoins de l’une des compétitions sportives les plus prestigieuses et les plus médiatisées. Monsieur le Président, En décidant d’ériger cet écrin qui va sortir de terre dans 17 mois, vous avez compris, très tôt, que gouverner c’est tenir compte du réel dans ses immédiatetés, mais surtout avoir la capacité d’intégrer l’avenir, de l’anticiper et de le servir. Ce futur […]

Read more

CONTRIBUTION N° 1 – SÉNÉGAL : ZÉRO COUP D’ÉTAT, ZÉRO COUPE D’AFRIQUE par le Dr CIRE DIENG

29/06/2019

CONTRIBUTION N° 1 SÉNÉGAL : ZÉRO COUP D’ÉTAT, ZÉRO COUPE D’AFRIQUE L’HISTOIRE DU SÉNÉGAL A LA COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS DE FOOTBALL EXTRAITS DU TOME 1 DU LIVRE « PRINCE-PREXIT » du Docteur Ciré DIENG ((Pages 83-88) (…) nos performances (= OR0-AR1-BR0 = 2 points) et notre rang (20e / 20 CARRE-D’ASISTES) en CAN globalisée ou intégrée mathématiquement (avec COEFFICIENTS), fait partie de nos spécificités. Une spécificité singulière qu’on doit examiner, qu’on doit affronter plus sérieusement. Pour trouver la solution à notre football. Sénégal : zéro coup d’État, zéro coupe d’Afrique. Un sort plus qu’enviable et un sort très cruel… Si, nous Sénégalais, sommes premiers ou champions d’Afrique en termes de démocratie, c’est surtout et principalement pour notre « zéro » en matière de coups d’État. En revanche, nous devrions, malgré notre savoir et notre fanatisme, rester discrets, humbles et modestes en matière de football. Notamment quant à la sempiternelle et subjective revendication du titre de favori en direction d’une phase finale de Coupe d’Afrique. N’avons-nous pas commis une erreur monumentale qui a consisté en la culture subjective de la notion de favori. De favori circonstanciel assaisonné de théorie. Pourquoi au moindre tirage au sort, les Sénégalais se déclarent-ils favoris ? Se basent-ils sur les derniers classements FIFA ? Ou sur le sommeil des autres équipes ? Ou sur le nombre de joueurs évoluant dans les championnats européens ? Ou sur l’efficience subite de nos attaquants devant les buts adversaires ? Ou sur l’efficacité subite de nos lions dans les tirs au but (penalties) ? Ou sur l’efficacité subite de nos gardiens dans les tirs au but (penalties) ? Ou sur des dirigeants devenus plus sérieux ? Ou sur des musiciens opportunistes ? Ou sur des talibés opportunistes et récupérateurs ? Or, même si c’était le cas et malgré quelques rares exceptions, les chiffres prouvent que le fait d’être ce favori ponctuel ou ce favori circonstanciel ne pèse pas lourd par rapport à la qualité de favori naturel de certains de nos adversaires. Ou favoris-palmarès. Ou favoris historiques. Une étiquette objective qui colle scientifiquement à l’Égypte, au Cameroun, au Ghana, au Nigéria, à la Côte d’Ivoire… Respectivement, septuple, quintuple, quadruple, triple, double champion d’Afrique. Ainsi sur un match, on peut les battre, mais le problème se corse avec la moyenne de plusieurs matchs dans le temps… C’est cette qualité (de favori naturel ou favori historique) palmarès-dépendante, qui fait amoindrir la probabilité pour que ces cinq sélections soient toutes mauvaises en même temps, la même édition, la même CAN. Or si elles ne le sont pas toutes, c’est le cas de figure le plus fréquent, il devient alors plus que probable que l’une d’elles prenne le dessus pour fermer la porte du succès aux autres, aux faibles en particulier. C’est cette subtile idée (de phases éliminatoires) qui a inspiré les dirigeants de l’UEFA la géniale formule actuelle de la ligue des champions. Une formule qui garantit immédiatement le succès pour attirer donc davantage de sponsors. Parce qu’à la chance épisodique ou épiphénoménale des petites équipes (Auxerre, Reims, Saint- Étienne, Monaco, Séville, Rome, Naples, Eindhoven, Steaua, Arsenal, Malmö, Bruges…), ils ont préféré […]

Read more

CONTRIBUTION A MON BLOG : RADIOSCOPIE D’UNE DÉMOCRATIE MISE EN JOUE ! Par Amadou Lamine Sall (Lire dans l’entrée “Blog”)

07/05/2019

RADIOSCOPIE D’UNE DÉMOCRATIE MISE EN JOUE !                                                                                      Par Amadou Lamine Sall, Poète Lauréat des Grands Prix de l’Académie française                Le plus grand ennemi de la démocratie serait-il la majorité parlementaire ? Sûrement pas ! Quand la légitimité populaire est le fondement de toute majorité, celle-ci est sauve ! L’expression de toute majorité passe par le vote et c’est le vote majoritaire qui s’impose et dicte sa loi. Cela peut faire mal. Cela peut choquer, mais c’est cela la marche de tout État moderne. C’est une redoutable  machine que le vote de la majorité. Elle est  forcément au service du prince. Elle le protège et le laisse conduire ses missions. Rien de plus normal ! Il est naturel que cela soit difficile pour ceux qui, dans l’enceinte de l’hémicycle, sont toujours déboutés et toujours battus par le vote de la majorité. C’est presque un anéantissement de tout effort de résistance. Les armes sont trop inégales ! Il faut apprendre à s’y faire ! Cette mécanique de la victoire peut rendre des opposants fous. Elle peut renvoyer à l’image d’une démocratie déficitaire donnant tout à la majorité et ne cédant pas un pouce à l’opposition. Mais cette approche n’est pas juste. À la vérité, la notion de  démocratie est complexe et cruelle. Elle n’est parfaite nulle part. Il faut bien qu’il y ait une majorité et une minorité. Il faut certes des contre-pouvoirs pour rendre une démocratie crédible. Mais des contre-pouvoirs n’ont jamais empêché une majorité de s’imposer. Le suffrage universel donne à une majorité de gouverner.  Trouver la juste mesure n’est pas aisée ! La démocratie ne saurait constituer un frein pour celui à qui le peuple, par son suffrage, a donné le pouvoir de gouverner ! Il reste que l’opposition doit jouir de tous ses droits pour s’opposer et le pouvoir de tous ses droits pour gouverner ! Parlons-en sans détour : l’opposition a contesté le résultat des élections présidentielles du 24 février 2019. C’est son droit. Elle a épuisé tous ses recours constitutionnels. Installée librement dans ses certitudes, elle a mené le combat de la résistance jusqu’au bout. Épuisée d’être déboutée, inconsolable,  dégoûtée presque, elle a fini par abandonner. Qui peut être juge autre que l’institution à qui la loi fondamentale a donné tous les pouvoirs de délibération ? Nous répondons qu’il existe bien un autre juge : la conscience de chaque Sénégalaise, chaque Sénégalais. Mais une conscience reste une conscience. Si celle-ci ne se transforme pas en action, et quelle action, que faire ?  Nous n’avons pas la réponse. La rue ? Des émeutes massives auraient pu être une réponse au pouvoir, mais pas forcément décisive. Et jusques où cette nature de la réponse aurait-elle pu changer la donne ? Le peuple sénégalais a pris acte de la posture des uns et des autres. L’opposition s’est rebellée. La cour constitutionnelle a délibéré. Le nouveau Président élu a prêté serment conformément à la loi. Il entame son quinquennat devant le peuple sénégalais […]

Read more

MA PETITE PROVOCATION À L’OCCASION DU 8 MARS

07/03/2019

Un peu d’antiféminisme pour animer la journée PETIT POEME EN PROSE EN CONTREPOINT AU FEMINISME DU LANGAGE, DE LA LANGUE-MEME ! Le féminisme en lui-même est une avancée humaine. Bien entendu, chères sœurs, amies, amours, mères, collègues, inconnues qui passez votre chemin et que nous ne reverrons jamais peut-être, on vous aime, nous les hommes. On vous aime comme vous êtes, on vous aime en semblable humain, on vous aime différentes, comme vous êtes ; naturellement. Nous n’avons pas toujours su vous le dire. Nous n’avons pas toujours su le faire bien, même. On vous aime ; certes. Mais on vous a fait porter tant de fardeaux ; parfois, au nom de cet amour même. Hommes jusqu’au bout de nos massues de néanderthaliens, peut-être avant, sûrement avant ; jusque sous le pommier d’Eden avec le premier d’entre nous tous qui vous a fait croquer la pomme. Autant dire porter le chapeau ! Et hommes jusqu’au bout de nos ongles d’orteils mal entretenues, jusque sous nos aisselles à déodorant bon marché d’hommes d’aujourd’hui, vous nous avez supportés tant et tant d’ères : sous les orages, sous le soleil, fardeaux sur la tête, en bandoulière, portés sur vos dos jamais courbés pourtant. Vous nous avez soufferts bêtes et méchants, sanguinaires, fauteurs de guerre, prétentieux escrocs, accaparant tout : la prophétie, la philosophie, la science-même ; et aussi les Arts. Nous avons encombré de notre orgueil exclusif les allées de l’histoire humaine. Jésus, c’est nous, Moïse et Mohamed aussi…, Mais laissons Dieu hors de cette affaire. C’est à nous que vous avez eu à faire sur cette terre. Pourquoi Socrate fut-il un homme ? En couple (en philosophie s’entend) il est avec Un Platon. Et lui, l’autre, Aristote ; et bien d’autres encore ? Masculins ! Et quand De Beauvoir émerge, Jean Paul, subversif, surgit et la submerge. Mon ami F. même prend la place ; mais, or, donc, pourtant P., sa femme, Prof elle-même, comme à l’ombre de chaque grand homme, sourit. Derrière ! Un couple d’intellectuels merveilleux ! Mais ils ne changeront pas ce monde si mâle ; ils n’en ont d’ailleurs pas vocation… Pardonnez-leur cette immixtion bien involontaire (à leur corps défendant, plus que sûrement) dans mon mono dialogue si équivoque, ambivalent. Puisque vous aimant, et parce je vous aime tant, comme nous tous autres, je vais vous dire, mes sœurs et amies, une certitude définitive. Crue : vous devez laisser la grammaire (de Senghor ?) en dehors de vos légitimes révoltes. Madame la ministre, voulez-vous qu’on vous nomme à la place de Madame le ministre ? Mais pourquoi ? Vous ne voulez plus être Chercheur comme tout le monde, comme tous les hommes (générique), mais Chercheuse ? Allons donc ! « Ma femme est une chercheuse », dis-je. Et l’autre, mon cousin sérère : ” Elle cherche quoi ?». « Des histoires », pourrais-je répondre. Pour rire. Mais non ! Question parfaitement recevable. Je dis, alors : « Ma femme est un chercheur ». Tout le monde sait de quoi je parle… Alors, voudriez-vous donc, désormais être médecine et non médecin, Mesdames ? Et puis quand vous êtes Docteur en […]

Read more

1ER INVITE DU BLOG : LE DOCTEUR CIRE DIENG/

02/03/2019

1er INVITE DU BLOG : LE DOCTEUR CIRE DIENG/ VOUS AVEZ DIT MANDAT ? Verbatim : « mandat présidentiel », « renouvellement de mandat », « limitation des mandats consécutifs à deux », « premier mandat », « dernier mandat », « troisième mandat », « mi-mandat », « mandat d’arrêt », « mandat de dépôt »… Attention ! Ce ne sont pas des sous, du moins pas directement car le service ou le mécanisme d’envoi ou de retrait d’argent à la poste a changé de nom depuis quelques décennies. Avec le développement sans précédent des technologies de l’information et de la communication (TIC), on parle désormais de « transfert d’argent » : Western-union, Wari, Joni-joni, Money-gram, Orange-money, Vitfé… Libéré ici, capté là-bas. Démodé ici, en vogue là-bas. Sémantiquement transféré comme de la monnaie… Utilisé seul ou en expressions, quotidiennement, « mandat » est devenu progressivement mais surement l’un des mots les plus prononcés de l’Afrique politique pour ne pas dire de l’Afrique politico-judiciaire. Seuls les insensés l’ignorent car on en parle partout. Directement ou indirectement. Salons, Grand-Places, radios, télévisions, Internet, presse écrite, écoles, universités, marchés, stades, bureaux, réunions, bus, taxis, trains, bateaux, avions, champs, pouvoir, opposition, société civile, cérémonies familiales, cérémonies religieuses… Partout. Le 28 Septembre 2018, pour les besoins du Sommet des Nations-Unies, Madame Jacinda ARDERN, la Première ministre néo-zélandaise a amené son bébé de trois (3) mois pour en faire la vedette ; une première… Allez savoir si le bébé onusien n’y a pas entendu le mot « mandat » parce qu’il y avait beaucoup de dirigeants et de journalistes africains. Parce qu’il se murmure et se précise dans le monde scientifique, en néonatologie notamment que, dans leur pré-curiosité ou leur pré-conscience, les fœtus entendent… In utero déjà, dans le ventre de leur mère ; juste avant de venir au monde. Lors du compte à rebours : les derniers mois (6ème, 7ème, 8ème, 9ème), les dernières semaines, les derniers jours ou les dernières heures… Ne peut-on pas, dès lors, penser qu’ils puissent venir au monde avec la terrible question ; tellement le mot « mandat », ses primitives et ses dérivés, auront traversé, et la paroi abdominale, et la paroi utérine. Afin qu’il ne restât plus qu’au liquide amniotique d’en faire une onde sonore prolongée vers la (pré)conscience fœtale à travers le nerf auditif dans la phase finale de sa maturation… Et bébé de songer ou de dire : • « Comme ces gens en parlent. Ce n’était donc pas un rêve in utero. Autrement dit, comme le mot contrat, le mot mandat existe… ». • « Et puis les ancêtres que j’ai croisés sur l’autoroute gratuite mais obligatoire naissance↔mort (ilaa-dunya ↔ ilal-aaxira), disent continuer d’en entendre parler directement ou indirectement dans les oraisons funèbres ». • « Mais maman ! C’est quoi un contrat ? C’est quoi un mandat ? Montrez-moi-z-en! ». Un songe ou une parole possible au berceau… au XXIème siècle !? Sait-on jamais avec la puissance ou le potentiel du cerveau humain ? De sorte qu’avec le développement sans précédent des cerveaux artificiels des NTIC et donc du réseautage social subséquent, il n’est pas impossible, […]

Read more

POTO-POTO BLUES

16/02/2019

POTO-POTO BLUES Par Pape Samba Kane Des Arts et de la folie J’exhume un texte – comme j’ai vu, dans mon enfance, un homme habillé de haillons derrière lequel nous courions hurlant des “hou ! hou ! Le fou” excités -, exhumer des fruits de baobab enterrés ici et là dans notre quartier. Ce texte, je l’avais écrit pour un journal, pris par une folle ambiance entre la Cour du regretté Joe Ouakam et les rues sombres du Point E écoutant “Le poète fou”, Thierno Seydou Sall déclamer ce qu’il appelle lui-même ses “délires poétiques”. Je l’accompagnais alors à la flûte. Ce texte donc n’a pas été écrit à proprement parler, il a été soufflé dans un tube en argent, hurlé sous de grands arbres sombres réveillant des esprits endormis. Il n’était donc pas fait, brut, pour un journal. Un journal c’est fait pour les gens “normaux” je dirais plutôt normés, des gens de la bonne société, ces gens qui créent et entretiennent des idées sinon bêtes, tout au moins fausses, en forgeant des proverbes et adages pour les soutenir. On les appelle les bienpensants! Grand bien leur fasse ! « Plus on est de fous, plus on rit » dit donc l’adage. Or, chez ceux que la société identifie comme, et nomme “fou”, pour les enfermer ou pour juste les regarder comme elle ne se regarde pas elle-même, on rit effectivement beaucoup. Et dans les deux catégories. Dans la première, poussés aux extrémités, dites marges, de la société, “ils” souffrent de voir souffrir leurs geôliers et “ils” sont si loin dans la béatitude de leur ailleurs que prétendre les aimer au point de vouloir les en sortir m’apparaît comme une audace … démente. Audace que je mettrai au même niveau que celle consistant à vouloir les guérir ; en les enfermant, en sus. Au sein de l’autre catégorie – ces fous que la société se croit obligée de regarder autrement qu’elle ne se regarde elle-même, sans oser les enfermer -, ils sont restés assez habiles pour échapper à cette extrême anathématisation, ou peut-être sont-ils élus par quelque force, pour rappeler à la communauté qu’il faudrait peut-être faire attention avant de stigmatiser même les premiers. Ce sont ces fous d’artistes. En illuminant le fil ténu qui fait frontière entre eux et ces autres que la société enferme, ils disent aux bonnes gens de bien voir où ils mettent les pieds. Peut-être qu’ils ne sont pas du « vrai » bon côté comme ils peuvent le penser. L’EXEMPLE PAR LES ARTISTES : CES FOUS, FURIEUSEMENT BEAUX [Mèl-Odile, le poète tranchant, quelques autres fous créateurs et leurs folies]  La Biennale des Arts contemporains de Dakar, de l’année 2014, en était une de folies et d’audaces. Elle pourrait être résumée en ces deux mots, si elle s’arrêtait à ce que j’en avais vu, qui est peu, en termes de quantité, mais indiquait certainement une tendance dont on reparlera. Certes, les deux dernières manifestations (2016-2018), tout en étant de bonnes facture, sur le plan artistique, ont comme opéré un recul, si l’on parle de cette folie créatrice ; une sorte de repli vers une sagesse colorée et bruyante, non […]

Read more

JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE 2022 AU SÉNÉGAL

12/02/2019

Diagna Ndiaye amène la flamme … Par Pape Samba Kane Dans moins d’un mois, à Buenos Aires, nous apprends le Soleil du samedi 8 septembre, interviendra certainement la confirmation du choix de notre pays pour abriter les Jeux olympiques de la Jeunesse d’été, 2022. Parce que la décision prise par la Commission Exécutive du Comité International Olympique sera entérinée à Buenos Aires où se tiendront ces mêmes JOJ d’été en cette année 2018. Créés lors de la 119ème session du CIO en 2007, Les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) sont une compétition multisports, semblable aux Jeux olympiques, mais ils sont réservés aux jeunes athlètes. Ils sont également différentes des “Universiades” puisqu’ils s’adressent à des générations différentes d’athlètes, âgés entre 14 et 18 ans. Comme les Jeux olympiques, ceux-ci ont également leurs jeux d’été et d’hiver qui se tiennent alternativement tous les deux ans. Les premiers JOJ d’été – que notre pays est appelé à abriter en 2022 – ont eu lieu en 2010, à Singapour, alors que la même année se tenaient les JOJ d’hiver à Vancouver. Depuis, la ville autrichienne d’Innsbruck, Londres ensuite, Nankin, puis Lillehammer ont alternativement abrité les JOJ hiver/été ; et les prochaines éditions seront organisées à Buenos Aires en 2018 (été) et Lausanne en 2020 (hiver). Le choix de l’Afrique pour abriter ces JOJ en 2022 avait suscité plusieurs candidatures, et les dernières en lices étaient celles du Nigeria, de la Tunisie, du Botswana et du Sénégal. Ce choix porter sur notre continent, inédit pour une manifestation sportive olympique, était le résultat d’un travail intense de sensibilisation et de lobbying comme en connaît le sport au sein de ses instances internationales de direction. Les représentants des Comité olympiques africains au CIO ont dû sûrement travailler de concert pour peser sur la décision du Comité Exécutif de porter la candidature unique de notre pays devant les membres du CIO lors de sa prochaines session, en marge des JOJ d’été 2018, à Buenos Aires le mois prochain. Il est bien évidemment inutile de dire que notre compatriote membre éminent du CIO, Diagna Ndiaye – ancien président de la Fédération Sénégalaise de Tennis, ancien président de la Confédération africaine dans la même discipline, Conseiller spécial du président de la Fédération Internationale de Tennis (FIT), et qui n’a pas une seule flèche à son arc, puisqu’il est, également, Conseiller spécial du président du Conseil international du sport militaire, et fut président du Comité de Normalisation du Football chez nous – a mis tout son entregent et le poids de ses relations dans le monde sportif, dans les sphères politiques et économiques internationales afin de placer notre pays en pôle-position dans cette compétition. Il nous reste, nous tous Sénégalais à prendre la mesure de l’importance de ce positionnement de notre nation sur l’échiquier diplomatique et sportif mondial avec ses possibles impacts sur le tourisme et l’image de notre pays. – Les retombées d’un tel événement sur le développement du sport chez nous, n’en parlons pas ! A l’annonce de la décision, les grands médias internationaux ont presque tous ouvert leurs journaux avec. Il serait bon, moins d’un mois nous […]

Read more

De l’édification d’une infrastructure étatique fiable

12/02/2019

LIVRE : « Les élections présidentielles au Sénégal, de 1963 à 2012 » Par Ismaïla Madior Fall (457 Pages ; Harmattan, juin 1018) De l’édification d’une infrastructure étatique fiable Voici la présentation du livre d’Ismaïla Madior Fall que nous avons délivrée lundi 9 juillet, lors de cette belle cérémonie, au Théâtre national Daniel Sorano de Dakar, où le ministre de la Justice a proposé au public ses deux derniers ouvrages en date.Présentation qui n’est pas un résumé de l’ouvrage – ce n’est d’ailleurs pas le but de l’exercice – ni une exégèse quelconque du droit (constitutionnel et électoral) ou de la politique ; deux matières, cependant, qui irriguent toute la recherche de l’auteur. Ce que l’on ne soupçonne pas avant d’avoir lu Ismaïla Madior, c’est l’œuvre d’historien que, sans l’air d’y toucher, il a accompli ; par un moyen, la chronique, que tous les dictionnaires définissent ainsi : « Recueil de faits historiques rédigée suivant l’ordre chronologique ». Le titre du livre, à ce propos, est éloquent : « Les élections présidentielles au Sénégal, de 1963 à 2012 » (Harmattan ; 457 pages. Juin 2018). Le livre d’Ismaïla Madior Fall est une scrutation méticuleuse, quasi chirurgicale par endroit, des élections présidentielles dans notre pays, entre 1963 et 2012. Dix élections, sur un demi-siècle, organisées dans des contextes politiques économiques et sociaux très différents. Cela part des élections législative et présidentielle couplées du 1er décembre 1963, avec une candidature unique, celle de Léopold Sédar Senghor, pour le choix du chef de l’Etat et aboutit à la dernière élection présidentielle de 2012, avec ses quatorze candidats à la Magistrature suprême, qui a porté M. Macky Sall à la Présidence de la République. Lors des élections de 1963, le pays sort d’une crise institutionnelle à incidences politiques majeures, les événements dits du 17 décembre 1962, deux ans seulement après son accession l’indépendance – en omettant, comme l’auteur lui-même, de nous arrêter sur l’éclatement de la Fédération du Mali, presque aussi traumatisant que l’affaire Dia/Senghor – l’hégémonie du parti au pouvoir, l’Union Progressiste Sénégalaise, est sans conteste, sa mainmise sur les institutions exclusive. Le référendum l’ayant précédé, neuf mois seulement avant cette grande première électorale, avait alors mis en place un dispositif complètement verrouillé, dont nous retiendrons cet artifice juridique consistant à inscrire dans la constitution un article, “selon lequel, écrit l’auteur, tout candidat à la présidentielle devrait être parrainé par 50 citoyens dont au moins 10 députés”. “Seulement ?” est-on tenté de se dire, quand on pense à une certaine actualité … Or l’opposition d’alors, constituée du PRA Sénégal, du PAI et du Bloc des Masses sénégalaise, ne disposait justement d’aucun député à l’Assemblée nationale, ce qui l’excluait de la présidentielle. Elle se contentera des élections législatives en unifiant ses forces autour des trois partis cités plus haut, auxquels s’étaient joints des amis de l’ancien président du Conseil, Mamadou Dia – en prison – et du marabout Cheikh Tidiane Sy ; Pour une liste unique sous la dénomination Démocratie et Unité Sénégalaise. Et on allait voter en sachant qui allait gagner : le président Senghor et son parti, l’Ups, bien évidemment. Parce que la volonté […]

Read more

Interview accordée à Adama Aïdara Kanté pour Vox Populi, au lendemain du décès d’Issa Samb, alias Joe Wakam

10/02/2019

Interview accordée à Adama Aïdara Kanté pour Vox Populi, au lendemain du décès d’Issa Samb, alias Joe Wakam

PAPE SAMBA KANE ACTEUR CULTUREL ET AMI DU DEFUNT
« Je suis extrêmement fier que Issa m’ait fait une place dans son cœur, dans sa cour, dans sa proximité intellectuelle »

Read more

Fondateur d’une société civile d’obédience islamique: Fethullah Gülen, l’anti Ben Laden

10/02/2019

Par Pape Samba Kane –  Ce texte, une sorte de portait de Fethullah Gülen, est partie intégrante d’un ouvrage en cours de finition. Une version en a d’ailleurs été publiée, en 2011, dans les colonnes du défunt journal Le Populaire. On était loin, du pseudo coup d’Etat en Turquie, et des accusations de terrorisme visant le guide spirituel. Ses lecteurs jugeront, à travers ce parcours esquissé, si on est là devant un profil de terroriste. Nous laissons le texte tel qu’il avait été publié, avec sa titraille originelle. Fondateur d’une société civile d’obédience islamique Fethullah Gülen, l’anti Ben Laden Dans le classement « Top 100 » des plus grands intellectuels du monde, en 2008, il a été classé premier devant Muhamad Yunus, le micro-financier et activiste bangladeshi, classé deuxième ; Tariq Ramadan, le philosophe suisse d’origine égyptienne, huitième ; Umberto Eco, l’écrivain italien, quatorzième ; Garry Kasparov, le grand maître russe des jeux d’échec, dix-huitième, pour ne citer que quelques-uns, parmi ceux qui nous sont le plus familiers, des vingt premiers du classement – pour la petite histoire, c’est lors de cette même sesssion 2008 du prestigieux classement que notre compatriote, le philosophe Souleymane Bachir Diagne avait été classé 25ème, à notre grande satisfaction. Fethullah Gülen est un prédicateur turque présenté par les auteurs du classement -qui procède du vote des lecteurs des magazines Foreign Policy et Prospect : plus de 500 000 votants sur Foreignpolicy.com- comme un prêcheur islamiste doté d’une grande popularité avec, à son compte, des millions de disciples, mais un homme à la fois vénéré et rejeté dans son propre pays. Les auteurs précisaient que pour les uns Gülen est un guide inspiré qui encourage l’adoption d’une vie saine guidée par les principes d’un islam modéré ; pour les autres, il représente une menace pour l’ordre séculaire turque. Un ordre séculaire turc datant de l’instauration de l’empire Ottoman (1299-1922) par Osman 1er, et que certains veulent dater de la rencontre des Turcs avec l’Islam, déjà au VIIème siècle… Rien qu’en s’arrêtant à Mustafa Kamal Atatürc, fondateur de la Turquie moderne, en 1923, quand il sépara pour la première fois de l’histoire de la Turquie la religion de l’Etat, l’ordre turc est si solidement assis sur ses bases que pour qu’un individu puisse lui inspirer des craintes, il faut vraiment qu’il dispose de forces hors du commun. Vu sous cet angle, on pourrait, comme Hitler pour le Pape, ainsi que le veut une certaine histoire, se demander : « Fethullah Gülen, combien de divisions ? ». Les armes de la foi Eh bien ! Zéro division, mais des années de prédications dans des médersa (écoles coraniques dont lui-même est issu), et des mosquées dans toutes la Turquie, des conférences devant une diversité d’interlocuteurs en Turquie et à l’étranger, une quarantaine d’ouvrages tous traitant de, ou inspirés par la foi islamique, dont les titres sont évocateurs – « L’éducation religieuse de l’enfant », « Questions et réponses sur l’Islam », « Les fondements de la foi islamique », ou « Perles de sagesse » ou encore « Mohammed : Le messager de Dieu ». Des ouvrages qui indiquent […]

Read more

EDITORIAL

BIENVENUE a PKSNEWS

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful. Nor again is there anyone who loves or pursues or desires to obtain pain of itself, because it is pain, but because occasionally circumstances occur in which toil and pain can procure him some great pleasure. To take a trivial example, which of us ever undertakes laborious physical exercise, except to obtain some advantage from it? But who has any right to find fault with a man who chooses to enjoy a pleasure that has no annoying consequences, or one who avoids a pain that produces no resultant pleasure?