Une plume …

23/01/2019

Sabaru Jinne : Les TAM-TAMS DU DIABLE Ceci est la première note critique parue dans la presse sur le roman, peu avant sa présentation au public et sa sortie en librairie (NOTE DE LECTURE. Sud Quotidien) Par Vieux SAVANE “Gentina“, “Le Bodega“, “La Taverne et autres noms de lieux festifs qui sonnent comme un univers perdu, faisant un clin d’œil  à un passé qui semblait pris dans d’infernaux tourbillons. Une drôle de rencontre tissée autour de Mbissane Sene, une femme belle et rebelle, ayant très tôt  jeté son dévolu sur Talla, un petit garçon pour lequel elle nourrissait un amour maternel débordant sur des caresses ambigües. Ce sont autant d’histoires qui traversent “Sabaru Jinne”, l’ouvrage du journaliste-écrivain Pape Samba Kane. Elles déroulent les rêveries d’un enfant du siècle transporté par l’esprit rastafari, hippie et autres vagabondages marqués par les utopies et les postures  bardées de la marginalité de ceux qui, tout en étant titillés par une irrépressible soif de savoir et un obsédant désir d’écriture, s’échinaient à vouloir défricher le terrain d’une aube nouvelle.  Aussi l’ouvrage nous balade-t-il  dans la Médina, le Plateau et la banlieue proche de Dakar,  avec des échappées à Yenn,  St-Louis, restituant au passage une atmosphère d’époque : celle des errances, des intellectualités extraverties. Il y  fleure bon la nostalgie avec l’évocation des chapardages, des films cultes, des échanges philosophiques, des plages et leurs palourdes revendues aux femmes du quartier pour organiser la nuit venue des “bals poussière”. Dans ces espaces récréatifs emplis par la voix de vedettes du Rythm‘n Blues tels Otis Redding, Etta James,  l’on éteignait la lumière, comme une invite à des étreintes volcaniques. A travers les figures de Talla, Massata, par lesquelles la mémoire de l’auteur rapporte les fagots de ses souvenirs, on est titillé par des bonheurs d’enfants qui évoquent les grandeurs d’une époque  plongée dans l’absence : le train qui ne siffle plus faute de rails, la Médina défigurée par les nombreux immeubles qui ont fini par détruire une identité patrimoniale qui se lisait à travers “l’esthétique des maisons aux toitures en tuiles rouges fabriquées par des manufactures marseillaises”. On y parle aussi de cinéma avec Paolo Pasolini,  “Sacco et Vanzetti”, de  musique avec Bob Dylan,  Cat Stevens, les Beatles,  Bob Marley, “des curiosités littéraires vers Bakounine, Proudhon  et quelques autres figures du mouvement libertaire”. Nostalgie encore autour d’une période foisonnante et rayonnante, où divers noms ont contribué à produire une culture sénégalaise féconde. Des références qui racontent ainsi le spleen d’une jeunesse qui voulait s’en sortir, faire quelque chose et qui s’abimait malgré tout dans l’alcool, la drogue, les rencontres improbables. C’était l’époque  où “l’on s’adonnait à la fumette de cigarettes interdites, à la beuverie, à la course aux filles”, sous l‘emprise des “rêves effrontés, des utopies arrogantes”.  Des années plus tard l’inéluctable métamorphose avait fini par prendre ses quartiers. S’étant désormais envolés, les plaisirs insouciants d’une jeunesse perdue se retrouvent pris dans les méandres des heures de prière, l’anxiété de n’avoir pas porté assez d’attention  au ciel qui, au vu du temps qui passe et des visages visités par la vieillesse, donne l’impression d’attendre tranquillement son heure. Il […]

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EDITORIAL

BIENVENUE a PKSNEWS

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful. Nor again is there anyone who loves or pursues or desires to obtain pain of itself, because it is pain, but because occasionally circumstances occur in which toil and pain can procure him some great pleasure. To take a trivial example, which of us ever undertakes laborious physical exercise, except to obtain some advantage from it? But who has any right to find fault with a man who chooses to enjoy a pleasure that has no annoying consequences, or one who avoids a pain that produces no resultant pleasure?