GNADA ET AMAT Le come back LA CHÈVRE, LES CHOUX ET… LES LOUPS

15/05/2020

D’ordinaire, rappelle Erik Emptaz dans son dernier éditorial du Canard Enchaîné (13/5), les crises augmentent la confiance des dirigés envers leurs dirigeants. J’ajoute que c’est certainement à proportion de la peur induite par le facteur de crise. Et en ce cas, plus la menace est grande, plus l’adhésion est forte derrière le dirigeant ! Macky Sall l’a éprouvé quand la crise de l’effrayante Covid-19 avait seulement frappé aux portes de notre pays. On vit défiler chez lui, pour lui dire leur totale adhésion à sa volonté de se donner carte blanche pour faire face à la menace, la quasi-totalité des forces vives de la nation, tout du moins leurs représentants les plus emblématiques. Et de tous les secteurs, les moins guettés ne seront pas, chez les politiques, ceux de l’opposition dite radicale. On ne guetta pas en vain. Quand l’anti-systémique tellurique, étoile montante de la politique qui, en temps ordinaires, n’aurait rien eu à gagner et tout à perdre en franchissant les grilles du Palais, Ousmane Sonko, vint à l’appel, la boucle était bouclée. Mieux, le gros de ces troupes, inespérées pour celui qui venait de s’auto-grader Généralissime, en même temps qu’il déclarait la guerre à la Covid-19, offrit de monter au front anti-propagation de la pandémie. En moins de temps qu’il ne lui fallut pour se faire voter une loi d’habilitation par une Assemblée pourtant réputée zélée, les musiciens lui concoctèrent des chants guerriers, et les publicistes des spots mobilisateurs, pendant que les peignirent des fresques monumentales à la gloire de la guerre, et la presse ne titra plus que « Sus à la Covid ! », sinon : « Général, nous voilà ! ». Les nantis qui ne pouvaient être en reste mirent la main à la proche, et ceux qui n’avaient ni talent ni fortune applaudirent. L’union sacrée était faite, et les bastions de résistance que furent les lieux de culte, les marchés, les transports publics, devant une des tactiques fondamentales dans la stratégie globale – le renoncement aux rassemblements humains – cédèrent tous devant la peur de la maladie… et la pression de la grande armée anti-Covid. Certes, certes, mais aussi, peut-être, entendait-on, ici et là, tirer parti de la situation, donnant d’une main ce que l’on espérait récupérer – multiplié – de l’autre. Parce qu’avec les troupes humaines, le Généralissime Macky avait aussi levé une armée de milliards. Un parti qui ne vint pas… peut-être ! Sinon, qu’est-ce qui explique que, trois mois après, loin d’avoir vaincu l’ennemi, qui avait atteint et neutralisé deux milliers de Sénégalais, Vingt parmi eux, pour toujours (en paix soient leurs âmes), les bastions de résistance à la mobilisation, qui avaient cédé, se soient redressés ? Et pour mettre une pression si terrible sur le chef qu’elle lui fit baisser pavillon ? Je n’ai pas d’explication, mais j’estime que le chef a trop vite levé le drapeau blanc. Mais tout n’est pas perdu. C’est la débandade, oui, mais il reste (encore) le chef des armées. Surtout, chef de l’Armée populaire anti-crise sanitaire. Et celle-ci n’est pas – oh, loin de là ! – disposée au cessez-le-feu de la fièvre. Tout n’est pas perdu, mais à condition que Généralissime […]

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Chronique de l’improviste /Par Gnada et Amat / LES FANTÔMES DE LA RÉPUBLIQUE/

05/04/2019

Chronique de l’improviste / LES FANTÔMES DE LA RÉPUBLIQUE   Par Gnada et Amat (régulièrement… à l’improviste)   Au siècle dernier, Mame Less Dia, journaliste émérite, fondateur et directeur du journal satirique Le Politicien, disait que son journal sortait régulièrement à l’improviste. Ce sera le cas de cette rubrique. PSK, Pape Samba Kane, a eu la gentillesse de demander à des journalistes en retrait de reprendre service et, selon leur rythme et l’état de leurs articulations, d’animer cette chronique appelée Chronique de l’improviste, en hommage justement à Mame Less Dia. Concentrez-vous sur ce qui sera écrit. Oubliez les signatures. Acceptez avec le sourire les lapins que les chroniqueurs vous poseront. Le style, les tournures d’esprit, les clins d’œil vous rappelleront certainement, de temps à autre, quelqu’un, quelque chose pas toujours agréable, une époque, une ambiance, le charme désuet du Sénégal post indépendance où les petits plaisirs de la vie n’étaient pas un visa pour l’enfer. Ça pourrait être un court moment de plaisir, de franche rigolade sur nos petits travers, d’interrogation aussi sur ce qui rend ce pays si charmant et singulier. C’est tout le bonheur que les auteurs de cette chronique vous souhaitent.   Y a du boulot ! Former un nouveau gouvernement ? Au fond, ce serait trop encombrer Macky Sall. Donnons-lui un bleu de chauffe, une pioche et une pelle. « Pik ak pèle », aurait dit ma défunte grand-mère, facétieuse. Rien de tel, en effet, pour refaire un mur de pisé mal en point après un hivernage pluvieux. Y a tant à faire au Sénégal, comme réorganiser les marchés, désencombrer les rues, faire disparaître les enfants talibés des rues, enlever les ordures, renvoyer les charrettes au village, rendre l’air de Dakar plus respirable, voyager entre la capitale et le reste du pays sans risquer sa vie entre deux ralentisseurs, planter des arbres pour protéger l’environnement… Y a du boulot, vous dis-je. Ce pays est comme un enfant gâté. Il se rebelle, boude pour rien, en fait le moins possible, en veut plus tout le temps et accuse l’État, sa famille, les autres, tous les autres, de ne pas le comprendre, de ne pas l’aimer, de ne pas l’aider en oubliant évidemment ses devoirs. Il connait pourtant les règles, mais n’en veut guère. Bonnes pour les autres, mais trop, trop contraignantes pour lui ! Y a du boulot, vous dis-je. Le Sénégal a besoin d’un homme en bleu de chauffe avec une armée de techniciens de surface ou d’ouvriers spécialisés. Appelez cela gouvernement, si ça vous chante. Y a à balayer, à récurer, à jeter aux poubelles, à tailler à coups de serpe, à enlever aux uns (trop servis) pour donner aux autres (oubliés), à déplaire aux profiteurs, à bousculer des habitudes, à résister aux pressions. Du sale boulot salutaire que quelqu’un devra faire. Ça fera mal. C’est sûr. Du mal pour le bien de tout le monde. Un bleu de chauffe irait bien à Macky pour les cinq prochaines années.     Les patriotes de la république L’homme politique qui ne voulait surtout pas être un président par défaut a, récemment, rassemblé, à l’occasion de deux rencontres distinctes, ses ministres et membres de […]

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EDITORIAL

BIENVENUE a PKSNEWS

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful. Nor again is there anyone who loves or pursues or desires to obtain pain of itself, because it is pain, but because occasionally circumstances occur in which toil and pain can procure him some great pleasure. To take a trivial example, which of us ever undertakes laborious physical exercise, except to obtain some advantage from it? But who has any right to find fault with a man who chooses to enjoy a pleasure that has no annoying consequences, or one who avoids a pain that produces no resultant pleasure?