CHRONIQUE : PETITES LEÇONS D’ECONOMIE POLITIQUE

21/02/2019

LA DECHE DES LENDEMAINS ELECTORAUX EXPLIQUEE Par Demba Dia (ECONOMISTE, DOCTORANT AU LAREM (FASEG – UCAD) Les fins de campagnes électorales ressemblent à s’y méprendre aux lendemains de fêtes bien arrosées, quand, après avoir tout claqué comme une cigale en fin d’année, les fêtards se retrouvent sans un sou pour commencer le long mois de janvier. A chacune des alternances que le Sénégal a connues, l’équipe entrante insiste lourdement sur les difficultés budgétaires et de trésorerie qu’elle aurait héritées de ses prédécesseurs, criant à qui veut l’entendre qu’« Il n’y a plus rien dans les caisses » ! Sans recourir à l’hypothèse nihiliste d’une razzia malveillante des sortants, heureux de laisser leurs remplaçants sans moyens d’action, cette chronique montre que la dèche budgétaire des lendemains électoraux s’inscrit dans l’ordre naturel des choses, telles que les prévoit la théorie économique dans un environnement africain. 1. l’analyse économique des élections Dans sa grande offensive, lors de la dernière moitié du 20é siècle, pour investir différents domaines des sciences sociales avec le paradigme de la rationalité et de l’homo œconomicus, la discipline économique s’est saisie de réalités aussi prégnantes que le mariage mais aussi du principal objet de la science politique : les élections. Selon la théorie des choix publics, développée notamment par le prix Nobel James Buchanan, les élections, qui organisent la dévolution du pouvoir dans les démocraties modernes », font partie d’un marché politique. Sur ce marché, les électeurs, qui recherchent des faveurs et des privilèges du gouvernement, sont les acheteurs. Les politiciens, qui sont les offreurs, promettent ces faveurs et privilèges aux électeurs, dans le but de satisfaire les intérêts de la majorité. James Buchanan explique ainsi que les politiques ont plus intérêt à flatter l’opinion dominante qu’à vouloir la faire évoluer. En portant l’analyse au niveau du processus de prise des décisions publiques (d’où l’appellation de « Public choice » ou « théorie des choix publics »), cette théorie en arrive à nier la possibilité même de l’existence d’un intérêt général ou collectif qui correspondrait au bien commun, puisque les hommes politiques qui prennent ces décisions et les électeurs qui les ont choisis doivent être considérés comme des gens ordinaires, qui cherchent à maximiser leur propre intérêt et non comme des personnes désintéressées, au service d’un hypothétique bien commun. Dans cet effort de maximisation de leur intérêt personnel, les hommes politiques feront les promesses qui leur semblent les mieux à même de satisfaire les attentes, là encore intéressées, des électeurs, qui voteront pour les porteurs des promesses les plus proches de leurs attentes. Ainsi, le marché politique est une foire aux promesses électorales, dans lequel les hommes politiques offrent des promesses sensées répondre aux attentes des électeurs. Or, pour qu’existe et perdure tel un marché des promesses, il faut que les acheteurs aient confiance, notamment dans la volonté et la capacité des hommes politiques à réaliser leurs promesses une fois élus. 2. commerce des promesses et clientélisme politique en Afrique Parlant de confiance et de marché des promesses, on entre en plein dans l’univers de la finance, qui justement constitue, par excellence, le commerce des promesses. Dans son ouvrage […]

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EDITORIAL

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful. Nor again is there anyone who loves or pursues or desires to obtain pain of itself, because it is pain, but because occasionally circumstances occur in which toil and pain can procure him some great pleasure. To take a trivial example, which of us ever undertakes laborious physical exercise, except to obtain some advantage from it? But who has any right to find fault with a man who chooses to enjoy a pleasure that has no annoying consequences, or one who avoids a pain that produces no resultant pleasure?