SANNA SABALLY : l’incroyable rédemption d’un bourreau gambien PAR BARKA BA

11/05/2019

SANNA SABALLY  L’incroyable rédemption d’un bourreau gambien Par Barka Ba C’est un personnage de roman comme seul peut-être Mario Vargas Llosa, auteur de  «la Fête au bouc »,  magistrale somme sur la dictature de Rafael Trujillo, aurait pu en inventer. Mais  Sanna Bairo Sabally n’est pas Sud-américain, il bel et bien Gambien. Son destin hors du commun résume bien la trajectoire complexe de la Gambie, dont il a été le Vice-président  après l’accession au pouvoir de Yahya Abdul Aziz Jemus Junkun Jammeh en 1994. Après la chute du Néron de Banjul, comme dans une sorte de catharsis, la Gambie a mis en place la Truth Reconciliation Reparation Commission (TRRC), créée sur les modèles sud-africain et rwandais, chargée de se pencher sur les crimes du dictateur aux boubous empesés. Et lorsque la TRRC a commencé à interroger les témoins clefs, pour la plupart des soldats subalternes à l’époque, sur les premiers mois de la junte au pouvoir et ses terribles exactions – notamment la liquidation, dans des conditions particulièrement atroces, d’une dizaine de soldats accusés d’avoir organisé un contrecoup d’Etat –, un nom revenait sans cesse : Sanna Sabally. De l’arrestation à l’exécution des suppliciés, l’âme damnée de Jammeh, selon des témoignages concordants, était aux premières loges et dirigeait personnellement les opérations. Comble de sadisme, l’épouse du lieutenant Abdoulie « Dot » Faal, passé par les armes, confiera aux membres de la commission que Sanna  Sabally avait interdit aux veuves  de militaires exécutés de faire leur deuil. Aux cours de ces journées de « réconciliation », l’ancien Vice-chairman fut sans doute l’homme le plus détesté de Banjul, au fil des révélations sur ses crimes. Coup de tonnerre dans un ciel déjà chargé Aussi, lorsqu’il y a quelques semaines, un homme au pas assuré fit son apparition devant la TRRC et déclina son identité devant le public médusé, ce fut un véritable coup de tonnerre. Sanna Bairo Sabally, contrairement à toute attente, en exil en Allemagne et en transit à Dakar, avait décidé de venir affronter son sombre passé. Le militaire fougueux de 27 ans aux Ray Band qui terrorisait Banjul et éclipsait Jammeh par son leadership, avait fait place nette à un quinquagénaire au calme olympien. Droit dans ses bottes, Sabally avoua tout, assuma tout : son rôle prépondérant dans les préparatifs du coup d’Etat de 1994, l’exécution de ses frères d’armes accusés de fomenter un autre putsch, son comportement violent envers les civils… Pas une seule fois, il ne chercha à se défausser sur son patron de l’époque, Yahya  Jammeh. Sabbaly se contenta simplement de déclarer que toutes les décisions prises à l’époque le furent de concert avec les autres membres de la junte au pouvoir. C’est également sur le même ton neutre, sans aucune émotion apparente, que Sabbaly aborda l’épisode de sa descente aux enfers, quand il eut le toupet de demander à Yaya Jammeh de respecter leur engagement de remettre le pouvoir aux civils, après une période de transition de six mois. Convoqué à la State House en compagnie de Sadibu Hydara, autre officier membre de la junte qui occupa le poste de ministre de l’Intérieur, il fut arrêté manu militari et conduit à Miles […]

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EDITORIAL

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful. Nor again is there anyone who loves or pursues or desires to obtain pain of itself, because it is pain, but because occasionally circumstances occur in which toil and pain can procure him some great pleasure. To take a trivial example, which of us ever undertakes laborious physical exercise, except to obtain some advantage from it? But who has any right to find fault with a man who chooses to enjoy a pleasure that has no annoying consequences, or one who avoids a pain that produces no resultant pleasure?