APPEL A LA COMMUNAUTÉ PEULE / Ne laissons pas le ressentiment l’emporter

31/03/2019

C’est une dame dont la voix porte. Historienne de renom, ayant à son actif plusieurs ouvrages de référence, Adame Ba Konaré ne pouvait rester indifférente au massacre de civils peul dans le village d’Ogossagou qui a indigné le monde entier par sa barbarie. Dans un texte étincelant, l’ancienne Première dame du Mali exprime toute sa douleur devant le spectacle indicible de bébés assassinés et d’enfants calcinés avec leurs parents par une horde de miliciens. Mais avec beaucoup de dignité, l’épouse du président Alpha Oumar Konaré, tout en portant la plume dans la plaie, exhorte ses concitoyens à ne pas tomber dans le piège tendu par les entrepreneurs de la haine. Nous avons choisi de partager ce texte de très haute facture avec nos lecteurs essentiellement pour cette raison. Par Adame BA KONARÉ (marraine de Tabital Pulaaku International) Membres de la communauté peule, militants de Tabital Pulaaku. C’est moi, votre marraine, qui s’adresse à vous. Nos échines ont frissonné de stupeur, nos cris se sont consumés dans l’air carbonisé.                                                                                                                                 Les images d’Ogossagou nous taraudent; Elles peuplent nos nuits, nous coupent le sommeil avant de nous couper le souffle avec tant de regards inoubliables d’enfants apeurés et désemparés, hurlant aux côtés de leurs mères inanimées baignant dans des fanges de sang qu’en vain, ils supplient de leurs cris de se réveiller.                                                                                                               Un regard singulier, celui d’un enfant pleurant sur le dos d’un garçon, qui peut être son frère, le visage sillonné de larmes de sang, les traits tellement marqués par l’angoisse qu’à eux seuls, ils donneraient une représentation vivante de l’anéantissement et de l’abîme d’anxiété dans lequel l’humanité peut s’engloutir. Cette image terrible traversera les siècles comme icône de l’épouvante.                                                                                                                       Abattant froidement ceux qui sont à l’aube de leur vie, comme ceux qui sont au crépuscule de la leur, les agents de la terreur ont agi pour anéantir du début à la fin : des enfants tués sous les yeux de leurs mères ou avec leurs mères, certains encore à l’état de fœtus que la folie raisonnante des meurtriers n’a pas daigné épargner ? Tous ces blessés, parmi lesquels figurent encore tant d’enfants ? Un vieillard égorgé sous le regard effaré de sa mère âgée de plus de 90 ans, exécutée immédiatement après. Deux symboles ultimes ainsi liquidés, celui d’un patriarche et d’une matriarche. Géronticide, infanticide ! La folle cacophonie. La logique d’extermination radicale.                                                            Mes yeux sont embués de larmes, je suis contristée, mais il me faut me ressaisir. Nous avons tous, hélas, l’impérieuse responsabilité d’affronter ces réminiscences cauchemardesques. Ogossagou, plus qu’un symbole, plus qu’un village décimé, plus qu’un amas de désolation où l’indicible et l’horreur ont tressé les terrifiantes lanières de la monstruosité ! Ogossagou, le pire de ce dont la haine ethnique est capable ! Un programme démoniaque, un projet sordide de massacres en masse, un nettoyage ethnique, avec des effets collatéraux cyniquement ciblés : bestiaux tués, maisons et greniers incendiés. D’Ogossagou, il nous reste des lueurs : un devoir de solidarité à cultiver, une croix mémorielle à porter par chaque membre de la communauté Peule, enfant, homme, femme, jeune et vieux, par chaque Malien, un engagement collectif à se […]

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EDITORIAL

BIENVENUE a PKSNEWS

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful. Nor again is there anyone who loves or pursues or desires to obtain pain of itself, because it is pain, but because occasionally circumstances occur in which toil and pain can procure him some great pleasure. To take a trivial example, which of us ever undertakes laborious physical exercise, except to obtain some advantage from it? But who has any right to find fault with a man who chooses to enjoy a pleasure that has no annoying consequences, or one who avoids a pain that produces no resultant pleasure?